Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 07" (ou Chaussette 2007).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie, l'écriture, et fan du chanteur GACKT. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mes deux voyages au Japon en 2007. Pour les suivants, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

lundi 22 octobre 2007

Retour

A 3h du mat, quelqu’un sonne à la porte plusieurs fois, frénétiquement. On pense qu’il va arrêter mais finalement il arrête pas alors Emi se lève pour ouvrir… j’entends "神様! ごめん !ごめんなさい!" [Oh mon dieu ! Pardon ! Pardon !] en fait c’était une dame qui s’était trompée de chambre !

Réveil tôt. C’était dur. On est allées prendre la limousine bus (encore ce nom !) et direction aéroport, sous un soleil magnifique… Dans l’avion, notre voisin était un dieu(j’ai lorgné sur sa carte de désembarquement quand il notait son nom), qui a pas osé me demander s’il pouvait aller aux toilettes jusqu’à ce qu’on soit à 40 minutes de Paris. Un bon séjour se terminant sur la vision de Beauté Sublime dans cet avion… et retour dans les couloirs de vaisseau spatial, à Paris, la ville que je déteste à un point assez impressionnant.

Prochain voyage quand je le pourrai.

dimanche 21 octobre 2007

Youpiie

Hier :
Impossible de retourner sur Tokyo sans payer, malgré le JR Pass, car problème de dates. Je ne donnerai pas de détails on s'est assez disputées à ce sujet avec Emi. On a passé bien 2h dans la gare de Kyoto pendant que le contrôleur essayait d’arranger les choses.

Une fois à Tokyo, on a dû trouver la bonne tour dans le Prince Hotel à Shinagawa. On a fait le tour pas mal de fois !

On a pu monter à la chambre, c’était pas du luxe du tout ! Enfin bref, on peut pas toujours avoir ce qu’on veut… Y avait même pas de connexion internet !

A cause du manque d’argent, je sais ce qui m’attend pour le reste des vacances : rester dans les alentours de l’hôtel.

Emi est allée se balader quelque part dans Tokyo.

Today :

Super(ironique) journée passée seule à Shinagawa… Je suis allée au McDo pendant qu’Emi était à Shibuya ou Harajuku, je me rappelle pas. Le soir elle m’a retrouvée à l’hôtel pour aller manger dans un resto de ramen. Y avait un groupe de 4 vieux complètement saouls à côté de nous, qui nous ont fait la causette pendant 1h et on comprenait rien !

vendredi 19 octobre 2007

Mais LOL euh

Il pleut horriblement fort et j’ai pas de parapluie. On est allées à la baie de Osaka pour voir l’aquarium. J’étais un peu malade mais j’ai apprécié quand même. Puis on est rentrées à l’hôtel pour retrouver Taka, une amie d’Emi rencontrée le 7 octobre, et aller au karaoké. On a passé une super soirée, malheureusement trop courte.


Voici le temps MAGNIFIQUE (...) qu'il faisait...


L'archi mini chibi, "Japan Size" PIZZA que Emi s'est achetée à l'aquarium. La mauvaise surprise du siècle.


Notre délicieux repas dans la chambre insonorisée du karaoké.

jeudi 18 octobre 2007

piiim

McDo dans Shinsaibashi : la plus grosse difficulté est de le trouver. Emi voulait que ce soit moi qui demande notre chemin, d'où une dispute.

On a passé une journée tranquille à faire les boutiques à Osaka. Le soir on a retrouvé Ayumi et on est allées dans un vieil immeuble plein de restaurants partout. On est passées mille fois devant le même et le serveur disait chaque fois "buenos dias" ! Il croyait qu’Emi était espagnole. On essayait chaque fois de trouver un autre endroit par où passer mais on n’y coupait quand même pas toujours.


MIAM !!!

P.S : la brosse à dents d'Emi a été désinfectée par le staff de l'hôtel cet après-midi... on l'a retrouvée dans un sachet "Disinfected"... WTF ??

P.P.S : je suis malade.

P.P.P.S ajouté 8 mois plus tard : PHOTO de la chambre d'hôtel :

(Emi j'ai posté ton côté parce que sur la photo du mien il y avait un incroyable bordel)

mercredi 17 octobre 2007

post en retard

16 octobre :

On est allées à la poste ce matin et le patron nous a offert une poignée de bonbons, dont certains au café absolument répugnants. Puis, repas et prise de bus pour aller au temple d’or. On sort du bus et Emi se coince le dos. L’horreur. Elle pouvait plus bouger, on est rentrées à l’hôtel le plus vite possible, en taxi. Elle a dormi 3h et après on est quand même allées au temple, qu’on a pu voir au coucher du soleil. Très beau. Puis quand on est sorties, on a repris le bus, direction l’autre bout de la ville, à Gion. On s’est baladées un bon moment et Emi a pris une photo dans une ruelle très sombre, donc le flash a tout illuminé et on avait pas vu mais y avait une cycliste qui arrivait droit devant. Quand elle est passée à côté de nous elle nous a traitées de tous les noms. On n’y pouvait rien, elle roulait phares éteints !
Y a des araignées à tous les poteaux et lampadaires qu’on voit. Beurk.

Ce soir, ballade dans la rue principale à nouveau. En passant vers les salles d’arcades (vides ! Incroyable !), on trouve des UFO catcher (vous savez, ces machines avec des objets à l’intérieur et il faut diriger une pince pour les attraper). A l’intérieur il y a vraiment de tout… des peluches ultra mignonnes aux PS3 ! Emi essaie d’avoir une peluche adorable et comme elle y arrive pas, un employé (ou le patron, j’en sais rien), vient et ouvre la machine, pour mettre la peluche plus près de l’ouverture… et cela jusqu’à ce qu’elle tombe et qu’Emi puisse l’avoir ! Merci monsieur !


17 octobre

Il a fallu se lever de nouveau ! Gnééé ! Direction Osaka, pour changer d’hôtel. On a pris le taxi puis on a déposé nos bagages et on est retournées à la gare pour rentrer à Kyoto, car on avait de loin pas tout vu et en plus il fallait qu’on voie Ayumi, une correspondante d’Emi. Elle nous attendait à la station quand on est arrivées.

On est allées se balader sur les bords de la rivière après être allées manger dans un resto paumé dans un coin. La ballade nous a conduites jusqu’aux jardins zen. Là, pour se promener dans les bâtiments on devait être à pied nus, mais pour aller dehors on devait mettre des pantoufles en plastique rouge. Très élégant. Elles glissaient tout le temps de mes pieds.

Quand on a eu fini de visiter les jardins on a voulu retourner dans le bâtiment mais le portail s’était refermé ! Fou rire jusqu’à ce qu’on comprenne comment il fallait l’ouvrir. Un type souriait jusqu’aux oreilles en nous regardant.

Après ça on est allées à Gion puis au centre-ville pour un karaoké.

21h

Retour à Osaka, découverte de notre chambre d’hôtel. Nos "espaces" sont séparés par la salle de bains, donc a un peu notre chambre privée. Par contre, le frigo est de mon côté, donc c'est moi qui vais entendre les "bzzz... BRRRRRRRRR" toute la nuit.
Les toilettes c’est celles du futur ! YAY !

 
Oui, vu comme ça, ça a l'air dégueu, mais c'est un des meilleurs plats que j'aie mangé dans ma vie.

 
on dirait un montage.

lundi 15 octobre 2007

Kyoto

Argh il a fallu se lever !
Prise du shinkansen à 9h06 à Tokyo Station. Emi m’a fait découvrir des trucs très bizarres à manger : c’est frit, au curry, et dedans c’est apparemment une purée au poulet.

Dans le shinkansen, il a fallu trouver un coin pour mettre nos valises. La prochaine fois que je quitte la ville j’accepte le service de Sabrina : qu’elle garde ma valise chez elle pendant que je prend un sac à dos !3h de train plus tard, arrivée, prise de taxi et découverte de l’hôtel. Du hall, parce que les chambres sont pas encore prêtes.


Valises déposées, elles seront montées aux chambres par le personnel. Cet hôtel se trouve pile en face de l’ancien palais impérial. On est donc allées se balader dans les jardins, on a marché environ 2h dans l’herbe, à savourer la vue magnifique autour de nous… si on exclut les araignées atroces qui pendent des arbres.

Il y a des petits étangs partout dans ces jardins, c’est vraiment trop beau. On a pu assister à un coucher de soleil sublime.

Une fois sorties des jardins, on s’est enfilées dans le métro pour aller en ville. Le temps qu’on ressorte il faisait nuit. On voit le ciel ! Pas de grands immeubles. Verdure partout, pas de nuages… Les hosts pullulent dans la rue principale. Il y a un monde fou et beaucoup d’étrangers.

Après le repas il a fallu retrouver notre station de métro, heureusement que j’ai un sens de l’orientation assez développé.

On a pu découvrir l’hôtel une fois de retour : on a une chambre avec deux vrais lits, très durs (je me suis jetée sur le mien et j’ai cru que mon dos était détruit) et on la capsule de sous-marin pour toilettes (pas futuristes). Télé, bureau, petite table, chauffe-eau.

C'est terrible, tout ce qu'on voit, on l'associe à You, en disant "oh You est sûrement allé à l'école là... il devait avoir cet uniforme, regarde, ce gosse lui ressemble"...
Folles, nous ? Non. Pas du tout. On est dans sa ville d'origine, c'est normal.

MWAHAHAHAHAHAH Emi tu devrais ranger ton lit.

dimanche 14 octobre 2007

Move your ass !

Petit passage rapide dans un immeuble de boutiques à Shinjuku le matin(LOL le costume daikon), puis on a retrouvé Sabrina à 16h30 à la station de Tamachi, pour aller à la soirée "Alamode Night", spécial Halloween. J’avais peur de pas être assez habillée goth, mais finalement ça allait. J’ai juste dû forcer sur le maquillage noir sur les yeux en arrivant à la boîte.

C’était une disco, mais il y avait 6 étages, et des concerts régulièrement. J’ai jamais passé autant de temps à reluquer tout autour de moi, un vrai nid à beautés.

Le premier concert qu’on a vu était celui d’un groupe tout nouveau, Marlee. Assez bien. Ils étaient motivés et se prenaient pas trop au sérieux. Après on est montées au dernier étage(je compte plus le nombre de fois qu’on a pris cet ascenseur ce soir-là, en plus les portes se fermaient super vite et plus d’une fois j’ai failli me coincer dedans) et on a bavé sur des photos d’un chanteur (Hakuei), photos accrochées au mur. On est redescendues, pour aller voir une pièce de théâtre très, très, très spéciale… pour tout dire, à la fin les filles se retrouvent à poil sur la scène, avec un drap sur la tête et jouent aux poupées de chiffon. Assez malsain comme truc. Surtout quand on comprend rien à l’histoire.
C’est là que j’ai rencontré Ivi, un musicien, qui a disparu par la suite.

Après la pièce il y a eu de la musique et… Sabrina est entrée en transe. Avec Emi on était mortes de rire. Elle dansait comme une folle au milieu des gens immobiles et y avait un photographe qui la mitraillait. D’autres cinglés sont venus la rejoindre dans sa danse.
Y avait une fille qui portait un corset qui devait bien lui faire un tour de taille de 50 cm… mais la fille était grosse et y avait toute sa peau qui sortait du corset, c’était immonde !

Et une autre fille avec un corset aussi mais sa taille devait faire 30 centimètres maxi. Je sais pas si c’est possible, enfin on avait l’impression de pouvoir en faire le tour avec nos mains. Et elle portait son corset avec des bottes en cuir et un string et…c’est tout. Le guitariste de Marlee est venu s’asseoir à côté de moi pendant qu’Emi était repartie quelque part dans la pièce. J'ai rempli un questionnaire qu'il m'a donné, il était très content de voir qu'une étrangère avait assisté à leur show.

Après ça on est retournées au 2ème étage où le groupe allemand Glitter Klinik allait commencer son show.

J’ai jamais vu un concert aussi ridicule de toute ma vie. C’était grotesque. Leurs paroles se limitaient à "Move your ass" ou "I like you ‘cause you’re transsexual". Ils étaient vulgaires, moches… Sabrina, Emi et moi étions pliées de rire… et Ivi dansait comme un fou dans la fosse, heureusement après il a préféré revenir vers moi. Je pense que c’est quand il a fini par comprendre les paroles. (Je précise que je suis toujours en contact avec lui 2 ans plus tard.)

samedi 13 octobre 2007

Hakone

Journée "Trajets".
Ikebukuro - > Shinjuku -> Odawara.
J’ai eu le coup de pompe de la mort dans ce train. Ça m’était jamais arrivé. J’arrivais pas à garder les yeux ouverts.

Odawara

THE moment mythique.
Sur le quai, on attend le train qui nous mènera à Hakonemachi.
On est déjà loin de la ville, il y a des montagnes pleines d’arbres partout.
Il y a un train qui est déjà là et on sait pas si c’est le nôtre. Un type arrive pour nous dire qu’on doit pas monter dedans. Ok.

Soudain il se tourne et voit que, loin sur le quai, un couple de très vieux siphonnés s’apprête à monter dans le train.

Avec Emi on a vu la scène au ralenti. Le type a ouvert des immenses yeux paniqués et a hurlé "CHOTTO !" avant de se mettre à courir comme un malade en gueulant encore plus fort "CHOOOOOTTOOOOOOOOO !"

Les vieux ont frôlé l’arrêt cardiaque et tout le monde regardait le type.

Apparemment les vieux ne devaient à aucun prix monter. Je crois, si je me souviens bien, que s’ils s’étaient approchés, les portes se seraient refermées sur eux.

J’ai rarement autant ri.

Hakonemachi

On a pris un train-câble qui monte dans les montagnes. Plus on avançait plus il faisait froid. A chaque contour le train devait se détacher pour repartir dans l’autre sens, c’était incroyablement chiant et pas rassurant du tout. Age de pierre, bonjour.

Gora

Il y a des drapeaux suisses, des petits chalets et un café appelé Café St. Moritz autour de la gare. Je suis vraiment au Japon ou je suis rentrée chez moi ?
Prise de funiculaire jusqu’à Sunzan.


Dans la télécabine depuis Sunzan

On survole des cratères plein de souffre et de fumerolles. Au loin, on peut distinguer le Mt. Fuji et le lac Aishi, notre destination.


Lac Aishi

On a pris le bateau pirate, yay ! Direction Hakonemachi, au coucher du soleil sur le lac entouré de collines et de montagnes. Seule trace de civilisation : les temples qu’on peut apercevoir de ci de là.

C’est juste magnifique.


Hakonemachi, the retour
16h45

On a voulu aller voir le grand temple avant la fermeture… à 17h. On a couru sur la plage (on est passées devant un stand qui vendait des maïs et de la sèche et j’ai crié "Oh, Hamtaro !" en reconnaissant le personnage représenté sur le devant du stand… le vendeur a bien ri).


Au temple, on s’est retrouvées dans un truc incompréhensible. C’était noir de monde. On n’a rien compris. Ils avaient tous des tentes et des valises.
Finalement le temple était fermé donc on n’a pas pu le voir.

On est retournées au débarcadère pour voir à quelle heure était le bus qui nous ramènerait à Odawara et en l’attendant on est allées dans un seven eleven (j’avais faim ! non mais).
Il y avait une énorme araignée sur le panneau horaire des bus.

On a été les dernières personnes à descendre du bus… j’avais plus d’argent pour payer toute la somme et le conducteur a fini par s’impatienter à force d’attendre que j’aie fini de compter mes pièces et il m’a pas fait payer ce qu’il restait.
On a repris le train jusqu’à l’hôtel en délirant à fond sur le "Chotto" du début de la journée.

vendredi 12 octobre 2007

Disneysea

Emi a refusé d’aller dans la Tour de la Terreur. Snif.

A la sortie du parc, on est allées dans une sorte de centre commercial et on cherchait l’étage 1, étrangement depuis le parc on arrivait au 4ème. On a pris l’ascenseur avec deux japonaises et on s’est retrouvées dans un parking, on a pas compris. Plus tard on a quand même trouvé le resto qu’on cherchait, et on parlait, quand soudain la personne à côté de moi me fait : "Vous parlez français ?" en… français. Moi je réalise que non seulement cette japonaise parle ma langue mais qu’en plus c’était celle qui était dans l’ascenseur.


Soir

Dans le train pour rentrer à Ikebukuro, un type s’est assis à côté de moi et l’air de rien louchait dans mon décolleté en se collant à moi.

On a eu des aventures assez drôles, la plus notable étant celle du cyber café, j’ai fait mine de courir dans l’ascenseur en faisant Gnégnégnégnégnégné et y avait quelqu’un dedans. 10 minutes plus tard sur le chemin du retour à l’hôtel, on a été accostées par 15 salarymen voulant faire une photo avec nous. Je me suis enfuie mais Emi a été faible et a cédé, moi je riais plus loin en criant "Dame !"(Pas question !) quand ils me demandaient de venir aussi.

Y a des allemands (je n’ai rien contre les allemands) à l’hôtel qui déshonorent leur pays. Je pense que tout le monde a envie de les mettre dehors tellement ils sont irrespectueux de tout.
D’ailleurs le type chauve entré dans notre chambre il y a quelques jours fait partie du lot.

jeudi 11 octobre 2007

Ginza

Ginza : le quartier des riches. Y a pas d’autre mot.

Passage à la boutique Apple où Emi a craqué sur le dernier Ipod en date.
Ensuite on est allées dans un "supermarché" qui fait plutôt exposition, tellement tout est beau et bien présenté. Et cher. Très cher. Un melon : 105 chf.


A la fin, j’ai laissé Emi aller à Shibuya car on a des goûts divergents en matière de boutiques, et j’avais pas trop envie d’aller dans celles du genre Shibuya 109 pendant toute la soirée. Je suis rentrée mais je me suis baladée un peu à Ikebukuro avant.

mardi 9 octobre 2007

Mwarf

On a voulu aller à Ikebukuro, mais comme le réveil a pas sonné, on a pu oublier. On a retrouvé Sabrina à Shiki en début d’après-midi, Emi est allée chez le coiffeur pendant que j’allais faire les courses avec Sab et que je l’aidais à tout ramener chez elle et à préparer.
On a passé l’aprèm et la soirée chez elle, son chat était moins cinglé que cet été.. quoique.

Les Aventures de Yuurei le Chat : Episode 2.
Il montait sur les meubles et narguait Sabrina de son regard niais (et atrocement chou). Il mettait des poils partout. Sabrina l’a aspergé avec l’Arme Fatale, c’est-à-dire une bouteille d’eau. Puis pour lui faire peur parce qu’il arrêtait pas de gratter à la porte et d’attaquer sauvagement le tapis, Sab s’est allongée derrière lui et a rampé. Il a eu la frousse et est venu se planquer derrière les meubles.

C’était sans compter notre présence, à Emi et moi, car on s’est aussitôt penchées vers lui, et l’animal a été piégé. Il essayait de se faire tout petit en nous regardant avec des yeux énormes.

2h30 du matin

Bip. La sonnerie caractéristique de la climatisation qui se met en marche me réveille. Je somnole un quart d’heure, puis…

Emi : 'tain mais i fait super chaud !
Moi : comment ça se fait ? T'as remis la clim', non ?
Emi : ........ah mais attend, ce kanji c'est "atatakai" ! J'ai mis le chauffage !
Fou rire incontrôlable.

dimanche 7 octobre 2007

Ni !

Réveillées à 11h30, on avait rendez-vous avec Sabrina à Harajuku (YAY !). On avait 20 minutes de retard, mais bon. On a fait des photos de geisha dans un studio (avec maquilleuses, habilleuses, photographe…), j’avais du savon dans l’œil donc mon maquillage coulait, c’était horriblement douloureux.
J’adore porter un kimono. Par contre la perruque, non merci, c’est trop lourd et ça fait mal au bout d’un moment. Et puis le kimono c’est hyper serré, un peu comme un corset alors pour respirer…










Quand on est ressorties on est allées au Starbucks puis on a fait les boutiques, avant d’aller manger au resto. En revenant j’ai acheté une brosse à dents car j’avais effectivement oublié quelque chose à la maison et c’était ça. Me demandez pas comment j’ai fait pour trouver le Seven Eleven coincé en haut d’un escalier. Y avait aucune enseigne et même pas de vitrine.

Retour à l’hôtel

Un type chauve comme un œuf est entré dans notre chambre alors que j’essayais de fermer mon yukata.
Il s’était trompé d’étage. Je pouvais plus me reprendre.

Journée de rêve au pays des merveilles

Aujourd'hui est le Jour Béni, le plus beau jour de ma vie, la raison de ce voyage, ce jour où j'ai pu voir You. Il était l'invité d'un concours de danse pour enfants et ados, en tant que présentateur avec deux des danseurs de Gackt.

*immense soupir de bonheur*

Résumé :
Le réveil sonne à 4h40…

Déjà j’ai une peine monstre à ouvrir les yeux. En me mettant l’oreiller sur la figure, je gémis : "Youkun, je te hais en ce moment précis…"

C’est vrai quoi, on n’a presque pas dormi de la nuit(évidemment, vu qu’il a fallu défaire les bagages hier soir), juste pour le voir… on en a fait des trucs pour lui aujourd’hui… Donc !

A 5h55, après avoir réveillé tout l’hôtel à coup de sèche-cheveux et de discussion, on est allées à la station prendre le train pour Shinjuku.

Une fois là-bas, je me rappelle pas trop quelle heure il était, 7h à peine, on a pris un taxi pour l’immeuble Face, qu’en fait je connaissais très bien mais je m’en rappelais pas – c’était là où les deux hosts croyaient qu’Alex voulait les prendre en photo, cet été. Là, on a vu qu’une vingtaine de personnes attendait déjà, on les a reconnues à leur bracelets principalement. Pratique, les signes distinctifs. Les heures ont passé. On a rencontré les correspondantes d’Emi (dont Taka) ; Sabrina nous a rejointes à 10h30, on a pris les tickets qu'elle nous a amenés, et on a attendu : c’était marqué midi pour l’ouverture des portes (techniquement, l’ouverture de l’ascenseur, car aussi étrange que cela paraisse, c’était pas des escaliers pour monter à la salle de concert). Après toute cette attente sous un soleil accablant, avec une heure de retard ou plus, on a finalement pu rentrer… les premières de la file, qui faisait tout le tour de la place tellement il y avait de monde.

Une fois dans la salle, on a couru comme des folles et on a réussi à être tout devant, et au milieu en plus, contre la barrière.

Une heure plus tard, You est arrivé...

Alors, d'abord, il portait une perruque afro comme pendant la chanson Mirror de la tournée Drug Party en 2006. J'ai pas pu me retenir, j'ai crié "SUPPON !" comme il fait lui-même dans le DVD. ça veut dire "à poil". Je l'ai pas crié très fort mais j'étais tout devant et près des caméras.

Quand il était sur scène, il n'y avait pas musique donc il pouvait nous entendre.

Pendant tout le show, j'ai dit plein de trucs débiles, beaucoup en anglais et j'ai peur qu'il les entende en regardant l'enregistrement vidéo, s'il les a pas entendus sur place. Il ne comprendra pas, mais il pourra demander à Gackt et cette perspective me stresse.
Style :
You - qu'est-ce qu'elle dit ? ça a l'air drôle, elle rit...
Gackt - eeeuh... elle a dit que t'avais un beau cul...

Je me rappelle même pas qui a dit "oho, nice ass" quand il nous tournait le dos. Sab, Emi ou moi, me souviens pas.

Mais on était déjà connues en tant que "les filles de devant qui bavent devant You". Voilà pourquoi :

ça s'est passé 30 minutes après le début du show.

Tout du long, Emi avait la bouche entrouverte. Elle était assise à côté de moi et je la trouvais marrante mais c'est tout. De l'autre côté, il y avait Rie, une de ses correspondantes, et à côté de Rie, Sab. Bon, à un moment Sab m'a dit "regarde Emi !" et elle l'a imitée, en faisant des gros yeux admiratifs et avec son doigt, a mimé de la bave qui coulait de sa bouche et elle a dit "gaaaaah" comme une débile.

J'étais en train de rire alors j'ai pas remarqué tout de suite que les trois présentateurs, donc Kensaku, Kazuya et You, nous regardaient.

Kensaku : "Regarde, You ! Les filles de devant font que de te regarder en bavant depuis le début !"
You : "Oh ? HAHAHAHAHA !!!!"

Et il nous a regardé avec un rictus fier, très "Gackt", style "je sais que je suis beau".

Et à partir de ce moment jusqu'à la fin (le truc durait 6 ou 7 heures), il a fait que de nous regarder. Petit Youkun peut être impressionnant quand il veut.

Et Kazuya... ce type, je me vengerai un jour. Quand il donné les autocollants que You avait créés, il était juste devant moi et me regardait avec un sourire, faisant mine de me donner l'autocollant... avant de le lancer plus loin. Heureusement, un mec à la sortie les distribuait, sinon j'aurais été fâchée.

Ce qui est sûr c'est que You se souviendra de nous, les 3 occidentales de devant, vu le nombre de fois où on s'est fait remarquer.

Le fait de l'avoir vu en vrai a fait qu'il a détrôné Gackt dans mon esprit ; ils sont maintenant les deux à égalité, alors qu'avant je préférais Gackt. You est tellement chou et gentil et drôle et tout !

Par contre Kazuya, je vais le TUER (encore) !

A la fin du contest, à la sortie :
Nous : "Il est où You ?"
Lui : "J'sais pas... il est peut être déjà parti... mais il est peut-être encore là..." GRRRRRR !!! je le hais je le hais !

samedi 6 octobre 2007

Yay

Me revoilà ! Je retrouve avec plaisir la moquette grise et les couloirs vitrés de l’aéroport de Narita. En plus, je ne suis pas malade, je suis même en pleine forme. Je parle haut et fort à la caméra d’Emi.

Mes bagages sont là. La valise d’Emi arrive en dernier sur le tapis roulant, on a eu un peu peur !

L’option Skyliner – le train avec les sièges qui tournent tout seuls – n’est pas là cette fois, on prend la limousine bus. Je sais pas pourquoi ça s’appelle comme ça, c’est un simple bus.

On déguste des snacks et du fanta, assises sur les sièges tout derrière. Et bien sûr on admire le paysage… il y a un grand soleil, il fait bon.

Notre hôtel se trouve à Ikebukuro. Le bus nous dépose et on prend un taxi.

Notre hôtel : Kimi Ryokan

L’hôtel est sur quelques étages. Il est perdu dans une ruelle quelque part au milieu des immeubles. L’entrée est dans un trou, il faut descendre un escalier sans heurter les plantes vertes. Et il faut se baisser pour passer la porte qui a visiblement été construite il y a 150 ans pour des gens de 1m50 (qui pigera la référence rira, mais ne cherchez pas à moins d’être fan des mêmes musiciens que moi).

Là, à l’entrée, se trouve ZE buffet-qui-pue. Le placard à chaussures. L’odeur est insoutenable.
Car Japon oblige, on ne garde pas ses chaussures aux pieds en entrant quelque part.

Dans l’hôtel, il y a une petite musique traditionnelle qui retentit. Je réaliserai par la suite qu’elle tourne en boucle de 6h30 du matin à 22h.

Le parquet est en bois très sombre. Les murs sont blancs. Notre chambre, la numéro 219, se trouve au premier étage, en face des lavabos et d’un grand miroir. Les douches sont creusées dans le mur, une de chaque côté des lavabos. Dans le couloir. Faut pas être timide.

La chambre maintenant :
Elle est grande et sent le renfermé. Les tatamis sur le sol sont beige clair. La fenêtre donne sur le mur d’en face. Mur rouge d’ailleurs. Le buffet est bleu marine, il y a un espace dessous. Il y a une table basse. Pas de lit, on déroule simplement les futons pour dormir.

La porte coulisse et elle est pas très silencieuse.

Il y a un truc incroyable pour allumer la lumière ! C’est moi qui ai eu l’idée de tester et on a vu que c’était ça. En fait il faut mettre la clé de la chambre dans un trou dans le mur. Sinon la lumière reste éteinte. Je vous demande un peu.
Faut pas être pété en rentrant un soir à 2h du matin.

jeudi 2 août 2007

Tadaima~

Bon, je crois qu'il est temps de raconter mes mésaventures !

Ce matin j'ai mis le réveil à 7h40 et par la suite j'ai amèrement regretté de pas l'avoir mis avant. J'ai fermé mes sacs, laissé mes godasses puantes dans la poubelle, offert mon parapluie à la réception, et je suis partie.

A noter que j’ai laissé la bouteille sur le cafard par terre au milieu de la chambre. Genre, ils ont qu’à prendre meilleur soin de leur hôtel. Je remettrai plus les pieds là.

Je suis allée à pied jusqu'à Ichikawa-cho station, puis en taxi pour Yokohama station. Là, j'ai attendu le Narita Express pendant 1h, il est arrivé à 9h30 (je commençais à stresser, il fallait 90 minutes pour aller à l'aéroport, je devais être au check in deux heures avant le décollage, et mon avion décollait à 13h20... c'était juste.).

Le train est arrivé, je suis allée tranquillement au terminal 1, au comptoir de British Airways... on m'annonce que l'avion a 2-3 heures de retard, donc que je louperai ma correspondance. Le type au comptoir s'est arrangé pour que j'arrive à l'heure prévue en Suisse, mais comment, vous demanderez-vous !

Il m'a donné un autre billet : je devais aller au terminal 2 (10 minutes de bus...), et prendre la compagnie Luftansa, pour changer à Francfort. Je sais pas ce qu'il s'est passé mais je me suis retrouvée dans un avion de la Japan Airlines, pour... ROME ! Et à Rome, je devais prendre la compagnie Alitalia.
Raaah c'était beaucoup d'émotions !

Une minute après le décollage, comme j'avais rien mangé depuis hier soir, j'ai commencé à me sentir mal, j'ai dû me forcer à manger les petits snacks pour que mon estomac ne rejette pas le repas principal (poulet, riz, bouillon de pâtes, flan au caramel et chocolat).

Sur le grand écran principal, ils passent le making of de Harry Potter 5, et après je vais regarder Shrek 3 sur mon écran perso.

20h10 (heure d'Italie)

Crevée.
Je suis actuellement à l'Uscita 31 à l'aéroport de Rome, j'ai une heure d'attente. Dans mes souvenirs cet aéroport était immense mais ça devait être à cause de mon âge quand j'y étais, parce qu'il est tout petit.

ça fait bizarre d'entendre du français autour de moi, y a quand même deux japonais, ça évite la déprime. Rah je suis malade...

J'ai de nouveau l'impression que le sol bouge. J'ai pas dormi une seconde dans l'avion : j'ai regardé Shrek 3 deux fois, Spiderman 3, The Mask ("yé souis Sancho dé Cuba... Il est charmant, plein de pimeeent !!" MWAHAHA j'adore ce passage), et j'ai écrit et dessiné, et relu Harry Potter 7.
Le vol était moins long que depuis Londres.

Aaah la chaleur sèche de l'Italie, quel plaisir ! Pas d'humidité, Youpiiii ! Ah et dans l’avion pour le deuxième repas y a eu des VRAIES pâtes avec une VRAIE sauce tomate, et du kiwi (KYAA) et de la pastèque, et une omelette au riz (fallait quand même un truc japonais là-dedans...).

22h30

J’suis rentrée !
Malgré mon état glauque au possible, j’ai réussi à reconnaître Papa et Mélanie, une amie de longue date. Encore heureux.
Direction maison… direction vrai lit… et un bon gros dodo en perspective.

lundi 30 juillet 2007

Disneysea

Hier matin j’ai demandé qu’on m’appelle un taxi, et j’en ai eu pour 1500 yen ou même plus. J’avais donc l’adresse exacte de mon hôtel mais il était quasi à l’autre bout de Yokohama donc... je voyais le compteur augmenter à chaque minute et je stressais comme une folle.

Là je suis enfin à l’hôtel ou j’étais censée être au début, alors... quel contraste entre celui-là et celui d'avant-hier... déjà j’ai un lit japonais, de nouveau, et ma chambre est aussi petite que celle que j’avais à Warabi. La fenêtre est cassée donc les volets sont fermés et condamnés. J’étais à peine entrée que je devais déjà tuer une bestiole.
J’ai une télé, ça compense.

Ah et quel temps hier! Pluie(et pas la petite pluie innocente, mais celle qui fait qu’on voit pas où on va), orage avec des éclairs terribles... une vraie tempête.

Bon donc aujourd'hui après un passage à Tokyo même pour aller changer le reste de mon argent, DISNEYSEA !

Vous savez, l’ancienne pub pour Disneyland Paris, dans laquelle une voix off dit "ça fait rêver".... j’ai jamais trouvé que Disneyland faisait rêver, mais quand on entre à Disneysea on est dans un autre monde direct. En plus, il faisait super beau et pas trop chaud.

Le parc est un peu comme sur une presqu'île, ce qui fait qu'il est presque entouré de l’océan. Tout est sublime dedans, j’aime tout spécialement Agrabah et Atlantica. Les meilleures attractions sont Indiana Jones (pas le même truc qu’en France), 20 000 lieues sous les mers, voyage au centre de la terre et la tour de la terreur.

On a pu avoir une réduction, au lieu de payer 5800 yen l’entrée, on a payé que 4700 parce qu’il était 15h quand on est arrivées.











Je trouvais déjà le parc magique de jour, mais alors quand le soleil s’est couché et que tout s’est illuminé, j’avais les yeux pleins d’étoiles. En plus c’était la pleine lune et elle était énorme. Je l’ai vue en sortant de l’Indiana Jones, elle était entre deux tours du palais d’Atlantica, et j’arrivais pas à croire qu’elle était réelle.

Pour manger on est allées dans un resto dans la partie italienne. Y avait du pain aux olives gratuit. Et j’ai pris un poisson sans savoir ce que c’était, c’était délicieux mais.... non-identifié.

A 22h on est parties, et maintenant j’attends qu’une chose : y retourner.

Ils annoncent un typhon pour jeudi, j’espère que mon avion partira quand même.

Allez... Je vais nettoyer les restes de la bestiole que j’ai tuée hier dans ma chambre.

Ah ! Et... J’ai écrasé sauvagement un cafard avec ma grosse bouteille de Volvic quand je me suis réveillée ce matin.

dimanche 29 juillet 2007

Yokohama

Ce matin, à 9h, le manager est venu toquer à ma porte(en voyant mes cheveux il s’est exclamé "Oooh ! ! 君の髪...凄いですね!" Oooh, ! ! Tes cheveux… c’est superbe !), je lui ai ouvert dans un état glauque avant de lui dire que je partais en début d’après-midi, donc qu’il avait le temps. Il est parti, je me suis rendormie. Une heure plus tard, mon réveil sonne…

Je termine mes bagages, je vais un petit moment sur le Net, j’ouvre la porte à José qui venait m’apporter mon certificat d’études à l’ISI(ça va faire bien sur mon mur on dirait un diplôme universitaire), et je passe la poussière. Vidage et nettoyage de frigo(grr fichue banane qui a "fondu" dedans…), nettoyage de poubelle et du truc pour faire des glaçons, en bref, nettoyage complet. Je descend mettre mes draps à la machine(et hop 200 yen qui se barrent… en plus les machines japonaises sont tellement bizarres que je me suis trompée ! J’ai commencé par tout mettre dans le séchoir car les séchoirs ressemblent aux machines à laver en Suisse, et vice-versa), je prends l’aspirateur, je décolle mes pièges à cafards… A midi et demi j’avais terminé, je suis descendue pour manger un petit déj (oui je suis décalée je sais !) avec Karen, ensuite inspection de la chambre… A 13h30, Karen et moi on était dans le couloir, sur Internet, à attendre la Mexicaine, et tout d’un coup le ciel est devenu tout noir et le tonnerre a retenti hyper fort, très proche. Il a commencé à pleuvoir comme j’ai rarement vu sauf pendant le typhon, le manager a éclaté de rire en me demandant si je voulais vraiment pas un taxi. S’il avait pas arrêté de pleuvoir j’aurais accepté, mais comme c’était pas le cas…

Je voulais aller à la station avec Karen et la Mexicaine, elles allaient chez le coiffeur.

Donc ! Finalement, départ. Une torture, heureusement que Karen a des épaules d’acier et m’a porté mon sac à dos autrement j’y serais pas arrivée. On a pris le Keihin Tohoku, comme toujours, sauf qu’au lieu de descendre à Tabata avec elles, j’ai continué jusqu’à presque le bout de la ligne… à Yokohama.

Dans le train, un type arrêtait pas de s’endormir sur mon épaule. La japonaise en face de moi se marrait et moi j’étais super mal à l’aise.

Une fois là-bas (magnifique, au coucher du soleil en plus, et chaleur agréable), j’ai pris un taxi, j’ai donné le nom de mon hôtel… et IMPOSSIBLE de le trouver. Alors j’ai demandé un cyber-café, et ça aussi, pas moyen. On a même dû s’arrêter devant un hôtel genre Hilton pour demander au portier qui parlait anglais. Finalement le conducteur m’a laissée devant ce qu’il pensait être un cyber café(c’était pas le cas), mais en compensation il m’a rien fait payer. Sympa non ?

Bon… là j’ai eu ma petite pause déprime : perdue dans un coin de Tokyo que je ne connais absolument pas… quelqu’un m’a indiqué un endroit pour trouver un cyber café, et c’était tellement loin, à un moment j’ai regardé de l’autre côté de la route et j’ai vu le "Yokohama Kokusai Hotel"… qui avait pas l’air merdique, poignées de portes dorées, personne responsable des ascenseurs, petite musique classique… mais j’ai vu à la clientèle que c’était pas que des riches apparemment, donc je suis allée demander s’il leur restait une chambre pour la nuit. Ça m’a coûté 6500 yen, étonnamment peu. Pas internet apparemment, ou alors il faut payer. Mais téléphone, j’ai pu appeler ma mère pour qu’elle me donne tous les détails de l’hôtel d’origine, pour que je puisse y aller demain.

Une fois un peu reposée et après avoir fait le tour de ma charmante chambre (j’ai un VRAI lit ! En plus il est double *__*. Et j’ai les fameuses toilettes du futur, avec tous les boutons et le siège chauffant. J’ai même un chauffe-eau pour le thé, avec une tasse et des sachets, et une petite plante verte toute mimi. Vue sur la rivière aussi), je suis vite sortie m’acheter à manger et maintenant je pense regarder un dvd… et essayer de changer des trucs dans mes bagages, c’est impossible de continuer avec tant de sacs.

vendredi 27 juillet 2007

Teh last evening with everyone

Jour béni car j’ai enfin réussi à ouvrir la fenêtre de ma chambre. (Oui, il m’a fallu tout ce temps pour comprendre qu’elle ne s’ouvrait pas comme une fenêtre normale. Elle coulisse.)

Et, c’est également le jour merveilleux où j’ai compris pourquoi mon frigo ne marchait pas.

Vous êtes prêts pour la raison la plus débile de l’histoire de l’humanité ?

Il n’était pas allumé.

Voilà, c’est dit, je peux me pendre.

Bref. Aujourd'hui j'ai pour ainsi dire rien fait jusqu'au soir. Je sais pas pourquoi je suis si fatiguée ici, je suppose que c'est à cause de la chaleur et parce que la nuit tombe tellement vite que toutes les lumières fatiguent énormément les yeux.

Vers 19h30 j'ai retrouvé Karen, Kylie, les deux italiennes (qui, il y a quelques jours, ont cuisiné des spaghetti bolognese pour la guesthouse entière), Kyle, Kazu et la Mexicaine dont je ne me rappelle jamais du prénom. On voulait aller manger un truc parce que Kylie prend l'avion demain donc on voulait lui dire au revoir. Le resto italien était complet, on est allés dans un miiiiinuscule resto japonais vers la station de Warabi. En passant, on a eu la surprise de se rendre compte que ce week-end est disons... "festif". Je sais plus du tout pourquoi, mais y avait plein de lampions partout, de femmes en yukata qui dansaient, et, accessoirement, de gosses qui se battaient avec des énormes épées gonflables.

Au resto ils étaient tellement lents qu'on y a passé 3h pour avoir tous nos plats, et au final on a rien eu à manger ou presque, heureusement que ça coûtait quasi rien. J'ai pu découvrir avec horreur qu'un mois sans parler français me fait chercher mes mots, et j'ai du mal à comprendre quand on me parle... L'Allemand, Kyle, parle un français parfait, et pourtant j'ai dû lui demander de parler anglais parce que... ça allait pas, je devais trop réfléchir pour comprendre et répondre. Je pense que la partie frenchie de mon cerveau se déconnecte quand je suis pas toute seule. D'ailleurs il y a des français qui sont arrivés à la guesthouse et j'ai pas remarqué jusqu'à ce que Karen me demande "C'est pas des français ?". *honte* Plus d'une fois, on m'a demandé si ma langue maternelle était vraiment le français, ils en doutaient vu le mal que j'avais à parler à Kyle.

Plus tard au resto, Kazu a décidé qu'on passe en mode Japonais. On n'avait plus le droit de dire un mot dans une autre langue, y avait un silence évocateur à la table.

Demain, Karen doit téléphoner au coiffeur qu'elle a repéré à Harajuku, pour nous deux. Au moins là ils sont habitués aux coupes bizarres que j'essaie d'avoir depuis l'été passé. Et avant d'y aller j'irai changer le reste de mon argent...

Raaaah je viens de finir mon gâteau à la fraise. C’est triste.
Vue depuis ma chambre cet après-midi.

P.S : je recommence à stresser après avoir regardé le même truc qu'à l'aller : CETTE HORREUR...

jeudi 26 juillet 2007

(汗)

らいしゅに私は瑞西へ帰ります.(la semaine prochaine je rentre en Suisse)

Il fait trouze mille fois trop chaud depuis lundi ! Rien que de sortir dans le couloir c'est une épreuve, alors marcher jusqu'à la station on en parle même pas ! Quand y a un petit souffle de vent j'ai envie de bondir en criant Youkaïdi Youkaïda. Même sans soleil il fait tellement chaud, je dégouline dès que je mets un pied dehors. Dimanche je vais probablement appeler un taxi pour venir me chercher, je pourrai tout simplement pas aller jusqu'à la station avec tous mes bagages par cette chaleur

Bref ! Aujourd'hui je suis allée faire valider mon JR Pass (un pass pour prendre le train sans payer dans tout le pays pendant 7 jours. J’aurais dû me le faire rembourser au lieu de le valider mais je savais pas qu’on pouvait.), j'en ai profité pour faire un petit tour à Ueno, plus particulièrement dans la ruelle marchande sur la droite.

Je serais allée au grand parc mais il faisait trop chaud, j'ai pas tenu très longtemps. Je suis allée dans la galerie marchande, et je me suis fait accoster par une fille qui récoltait de l'argent à cause du tremblement de terre de Niigata, j'ai l'impression qu'elle avait plus envie de pratiquer son anglais que de me demander de l'argent. Impossible de m'en défaire avant de lui avoir donné 100 yen (oui j'ai été râpe, mais j'avais que ça, ou un billet de 10 000. Le choix était vite fait), mais ça va, elle était sympa, j'aurais continué à parler avec elle s'il faisait pas trop chaud.

Après mon petit tour je suis retournée à Warabi.

Je me suis acheté mon dîner (du poisson, pour changer un peu du poulet), et je suis rentrée dans la fraîcheur paradisiaque de ma chambre.

dimanche 22 juillet 2007

Disparition Inexpliquée

Disparition inexpliquée.*Musique de film à suspens*

Il y a deux trucs qui se sont tout simplement volatilisés, dans ma chambre. C'est pas des vols, et c'est pas perdu puisque j'ai passé une heure à chercher partout - et vu la taille de ma chambre, 1h c'est beaucoup.
Pourquoi c'est pas des vols ? A cause de la nature des objets. SI on me les a volé, c'est que la personne était pas nette.A moins que quelqu'un ait réussi à se procurer la clé de ma chambre, clé qui n'existe même pas en double et que je garde toujours dans mon porte-monnaie, ou à passer à travers la porte, je vois pas. Je suis victime d'une malédiction....La Malédiction du Dentifrice. Oui, car les deux objets manquants sont mes deux tubes de dentifrice ! Celui apporté de la maison - qu'il est probable que j'ai oublié dans la salle des douches mais ça m'étonnerait - et l'autre, reçu dans l'avion, tube que je n'ai jamais touché et qui jusqu'à hier était sur mon étagère.

C'est le fantôme du cafard qui se venge ?

Rien à voir, mais aujourd'hui au supermarché j'ai reçu un truc pour mélanger la sauce à salade. Pas très utile pour moi vu que j’aime pas la sauce, mais bon.

Très bien, très chers amis je vous laisse maintenant pour continuer à lire, raison pour laquelle je fais la très mauvaise élève cet après-midi (mais je benkyoshimasu-erai pour rattraper (benkyoshimasu : étudier)). En plus je suis pas la seule à louper les cours, Karen aussi. En allant au seven eleven je l'ai croisée et elle m’a fait "Hé t'es là toi ? J'avais la flemme aussi alors..."

Hum. Je ferai les 5 pages d'exercices - que les autres auront fait en classe - tout à l'heure, et je répéterai mes katakana, ça aura fait le programme d'aujourd'hui.


*retourne dans le chapitre 8*

Asakusa

Aujourd'hui a été la seule journée qu'on peut considérer comme totalement "touristique" depuis le début. Debout à 8h, j'ai retrouvé ma correspondante, Shino, à Shibuya. On a pris le métro jusqu'à Asakusa, le quartier traditionnel.

C’est un très beau quartier… Plein de pagodes, de temples, de jardins…

J'ai ENFIN trouvé des cartes postales, même si le choix était extrêmement limité. Y avait foule... D’ailleurs c’est une des raisons qui fait que ce quartier est décevant : il y a des étrangers partout donc on n’a pas l’impression d’être au Japon.


On s'est baladées un peu, on est allées au grand temple, on a un peu regardé les jardins, pris des photos, et ensuite on est allées manger du poisson. Quand on est parties, le serveur a rattrapé Shino pour lui demander d'où je venais, et ensuite il m'a demandé si je parlais français et s'est exclamé "Merchi !". Au moins il a prononcé le R correctement.

Un type qui vendait des glaces a dit, dans une sorte de gémissement, "beautiful !" en me désignant, j'étais rouge comme une tomate pour changer.

Après, je voulais acheter un certain bouquin, Harry Potter 7, qui venait tout juste de sortir et j'avais besoin pour ça d'une grande librairie susceptible de vendre des livres en anglais. Shino m'a donc traînée à Shinjuku et mon porte-monnaie a souffert. Il coûte hyper cher ce livre ici...

Après ça, on savait pas trop quoi faire. Shino m'a demandé s’il y avait un coin de Tokyo que j'aimais plus que d'autres...

Harajuku, évidemment. Shino n’y était jamais allée(je sais pas comment elle a fait). J'ai dû faire le guide, on a fait des purikuras, puis on s'est rendues à Omodesando Hills, de l'autre côté de Harajuku, pour aller à Kiddy Land. On est allées boire un truc après, parce que la chaleur du mois de juillet est désormais arrivée, on tenait à peine debout et Harajuku un dimanche après-midi sous le soleil, l'humidité et la chaleur étouffante, c'est du pur SUICIDE. Omodesando aussi d'ailleurs, mais au moins c'est une grande avenue, pas une mini rue où tu peux pas faire un pas sans marcher sur les pieds de quelqu'un (bon là, même à Omodesando on marchait sur les pieds des gens tellement c'était noir de monde).

On est retournées à pied à Shibuya depuis Omodesando, là aussi : la foule c'était infernal.
Ensuite on s'est séparées, je suis rentrée (depuis Ikebukuro y avait plus personne dans mon train ! Alors qu'il était plein à craquer avant, et pourtant Akabane, Kawaguchi et Warabi c'est pas des petites stations !), et me voici maintenant, au frais sous l'air conditionné !

samedi 21 juillet 2007

Concert

Comme toujours ce matin, suis allée à l'école avec Karen (et ses amis, ça fait une armée de gaijin(étrangers) sur les trottoirs de Warabi), et on a eu un cours normal, katakana et traduction de texte (j'ai traduit le mien en français, la prof s'est extasiée que c'était la première fois qu'elle voyait du français, et pendant 15 minutes j'ai dû lui expliquer la grammaire de la première phrase et l'aider à prononcer).

A la pause, je sais plus pourquoi la moitié de la classe s'est mis en mode "Star Wars", mais j'ai fini par dessiner Dark Vador au tableau, et quand la prof est revenue et qu'elle a vu, elle nous a fait chanter à tous la marche impériale en entier. Les gens des classes à côté devaient se poser des questions.

A la dernière pause, on a vu débarquer Diego, persuadé qu'il était 13h, à cause d'un problème de montre. Avec l'air hagard qu'il a en permanence (en fait on a l'impression qu'il est shooté tout le temps), c'était trop drôle.


Ensuite, avec Maya, on a retrouvé Karen qui devait nous aider à téléphoner pour savoir s'il restait des places pour le "Kamijo's Birthday Special Event". Ils ont dit qu'il en restait très peu, et qu'on devait y être à 17h30... sachant qu'on était encore à l'école, qu'il était 17h et qu'on savait absolument pas où le Holiday Shinjuku se trouvait (à Shinjuku d'accord, mais c'est grand !), on a perdu espoir d'y aller.

On s'est quand même débrouillées pour aller à Shinjuku, prendre un taxi, se perdre dans les ruelles, et ENFIN trouver la livehouse. Problème, il était 18h30.

Et… incroyable, mais il restait des places. Je me suis disputée avec Maya quand on était perdues parce qu’elle voulait que ce soit moi qui demande notre chemin aux gens.

C’était une super soirée, des supers chansons etc. Juka m’a souri et m’a fait un clin d’œil en me montrant du doigt. J’étais pile dans sa ligne de mire et à part l’américain vulgaire et sans gêne(qui était apparemment venu parce qu’il avait vu l’affiche et voulait voir ce que c’était comme concert… le vrai touriste, il a même pas enlevé son sac à dos !) près du bar, j’étais la seule étrangère visible. Maya est tellement petite qu’il l’a pas vue, et puis de toute façon elle était venue pour Kamijo.

A noter que j’étais tout au fond de la salle sur une petite estrade, appuyée contre le stand qui vendait des produits dérivés… et que j’ai passé la moitié du concert à essayer de retenir un immense et immonde cadre baroque à bordure dorée contenant les photos du groupe de Kamijo, car il menaçait de tomber à tout moment. Un japonais m’aidait à le tenir droit en se marrant avec moi.

A l’entracte, je me suis assise pour épargner mes pauvres arpions (4h de concert c’est long) et Maya a engagé la conversation avec une fille qui demandait ce qu’on faisait là. Maya a dit que j’étais là pour Juka. C’était à moitié vrai. Je l’aimais pas spécialement avant le concert. Après… c’est une autre histoire


mercredi 18 juillet 2007

Gokiburi, Gakko, Shinjuku...

2h30 du mat. Je vais me coucher sans avoir sommeil (m'étant réveillée à 13h30 hier c'était pas étonnant). Je m'endors vers 3h. A 3h30, réveillée par un bruit sous le bureau...

Il y a pas mal de sacs plastiques par terre donc j'entends si quelque chose farfouille dedans. Ben voilà... le premier cafard depuis mon arrivée au Japon.
Ne me demandez pas comment j'ai fait pour me rendormir sans flipper. J'ai laissé la lumière allumée (les cafards aiment l'obscurité) pour qu'il reste loin de mon lit et j'ai dormi comme une masse jusqu'à 10h, comme d'hab.

Puis debout... en bas, je retrouve Karen, et on va ensemble à l'école. Sur le chemin on a croisé le manager qui était à vélo et a failli se reprendre un arbre en nous saluant. On a ri comme deux idiotes jusqu’à la station en échafaudant des plans pour le prendre un jour en photo à son insu.

En cours, on a appris divers trucs intéressants, et j'ai demandé à la prof si elle pouvait me dire comment demander un piège à cafards au magasin, elle m'a tout écrit sur une feuille à donner à la droguerie après avoir été très choquée d’apprendre que j’avais réussi à dormir avec une telle bestiole dans ma chambre.

Dernière heure... TEST ! Encore !
Toujours sur le même thème (hiragana) mais cette fois avec les doubles consonnes et les voyelles longues(les mots comme ろっぴゃく, しゃいん etc...)

A 17h, je suis allée dans le magasin du n’importe quoi pour acheter mon piège et une brosse à dent parce que la mienne est tombée dans la poubelle ce matin.

Puis avec Maya on est allées boire un thé au citron en attendant qu'il soit 18h15 : j'avais rendez-vous avec Maki, une de mes correspondantes, devant la station.
On s'est retrouvées à l'heure prévue, et Maya est venue avec nous à Shinjuku. On est allées manger dans un resto typique japonais, on a pris du poulpe cru, des poissons grillés à manger entiers (tête comprise... ils faisaient 10cm de long je pense), une salade, un okonomiyaki(une omelette aux légumes) et des beignets non-identifiés. Pas moyen de savoir ce que le délicieux truc à l'intérieur était.

(Et croyez-en mon expérience par la suite, souvent il vaut mieux ne pas savoir)

Ensuite on a marché un peu dans Shinjuku, Maya se fichait de moi parce que je regardais tous les hosts qui pullulaient dans la rue, et Maki rigolait bien.

Puis, passage obligé par les purikuras.
Ensuite, on est allées boire un verre et à 21h, Maya a repris la Chuo line, et je suis rentrée à Warabi avec Maki (elle vit une station après).

Retour ici et installation des pièges, et me voici. Heureusement que personne m’a vue installer ces machins qu’il faut coller à divers endroits. J’avais l’air fin, les fesses en l’air pendant que j’essayais d’atteindre le dessous de mon lit.

lundi 16 juillet 2007

Tremblement de terre

Wow... un réveil on ne peut plus original que j'ai eu là :

Je dors tranquillement dans ma petite chambre de 2, 5 mètres sur 2... Il est dix heures du matin, Warabi s'éveille (pas trop non), les corbeaux coassent dehors. Je suis vaguement en train de me réveiller mais je suis encore dans un demi sommeil. Tout d'un coup je me sens comme quand je suis descendue de l'avion : pas stable, même dans mon lit. Je m’assois en me disant que je suis de nouveau malade, je me frotte les yeux et je regarde autour de moi. Je vois qu'en fait, c'est pas moi qui suis instable... Les rideaux bougent, le linge accroché à la porte aussi...

Et là je réalise qu'en fait, TOUT bouge, fait des vagues etc., on dirait que ma chambre est sur l'eau pendant une tempête. Ayant l’habitude des bateaux je sais ce que ça fait.

Le temps que je réalise vraiment ce qui se passe, c'est fini. En tout, ça duré 45 secondes. C'est super long pour ce genre de truc.

Et juste après, j'ai entendu plusieurs ambulances, mais quand je suis descendue prendre mon petit déjeuner, Yamato a fait comme s'il s'était rien passé, il m'a même pas demandé si ça allait alors que d'habitude il loupait pas une occasion de venir me parler. Là ça aurait été un bon prétexte.

Donc bon, je réalise, après coup, que je suis malade : ce fichu tremblement de terre m'a donné le mal de mer. Je vais voir sur le Net pour savoir à quel degré sur il se situe... 6.9 !

Vite, j'écris à toutes mes connaissances pour leur dire que je vais bien, mais le temps que je le fasse, la nouvelle était déjà passée à la télé et ils avaient montré les dégâts, et évidemment tout le monde paniquait pour moi.

Pendant que j'écris, il y en a un deuxième (la réplique), de 6.8, qui frappe le pays. Le troisième, à 22h, c'est le seul qui m'a donné le bon réflexe, je suis allée me planquer sous le bureau.

Enfin bref, ça c'est un réveil et une journée dont je me rappellerai toute ma vie. On se sent héroïque. Je peux dire, "J'ai vécu le tremblement de terre de Niigata en juillet 2007 et j'ai rien eu".

Enfin à part ça, à midi, je sors et il a fallu que j'expérimente... la gentillesse des japonais. Ça m'étonne encore. Je suis allée acheter mon dîner au seven eleven, je paie, la patronne vient vers moi me demander de piocher trois tickets dans une boite (parce que c'est un jour férié aujourd'hui, il fallait qu'il y ait un truc spécial au supermarché), et j'ai gagné deux boissons. Je repars à la guesthouse et au moment où j'allais pousser la porte après avoir fait le code, j'entends : "Sumimasen..." derrière moi... je me retourne... la patronne m'avait suivie en courant parce qu'ils m'ont pas rendu la bonne somme d'argent et que j'ai pas remarqué. Je l'ai suivie au magasin où TOUS les vendeurs et vendeuses étaient alignés et se sont inclinés en répétant "gomen nasai... sorry... gomen... gomen." et moi j'étais là, ça va je vais pas vous manger pour 500 yen hein…

Franchement vous verriez ça en Europe ?
*ne veut pas rentrer*

samedi 14 juillet 2007

J'ai pas été réveillée par les corbeaux, l'ambulance, les bruits dans le couloir ou les rires des gosses de la maison d'à côté... mais par le typhon. Impressionnant, le boucan qu'il faisait. Il m'a réveillée vers 9h mais après je me suis rendormie et à midi je me suis levée... Hum. Dans quelques minutes j'irai me chercher un repas chaud au seven eleven en espérant qu'il soit ouvert... et qu'un autre typhon ne pointe pas le bout de son nez pendant que je serai dehors.
Je vais descendre les poubelles maintenant.

Ceci s'appelle : une journée NORMALE, depuis mon arrivée ça doit être la seule : ordi, mini passage au supermarché, descente de poubelles et rangement de chambre.

Ah mais y a quand même un truc anormal : essayer de plier correctement le berlingot de jus de pomme vide... selon le mode d'emploi japonais évidemment.

Demain je vois normalement Sabrina donc j'aurai de nouveau une tartine à raconter, puis je verrai Maki et Shino - deux de mes correspondantes, mais pour Maki je sais pas encore quand.

S'il m'arrive un truc incroyable au seven eleven, je réécrirai.

Retour du Seven Eleven

Bon ben le typhon est pas terminé apparemment. J'ai cru que j'allais m'envoler en sortant.

Me suis acheté du jus d'orange et un plat à l'emporter, alors... bon appétit tout le monde !

Akihabara

J’ai piqué les pantoufles de quelqu’un d’autre. Mais c’était pas les siennes non plus c’est celles de la guesthouse.

Elles sont en plastique et elles font mal aux pieds et elles sont dix fois trop grandes. A bien y réfléchir c’est peut-être les chaussures qu’on doit mettre pour aller aux toilettes.

Enfin bref. J’avais besoin d’un câble LAN pour connecter mon ordinateur à Internet depuis ma chambre.
Le désavantage de Tokyo quand on connaît pas bien, c'est que pour acheter un câble comme ça et être sûr d'aller au bon endroit, il faut se taper 25 minutes de train jusqu'à Akihabara.

2-3 trucs à dire :

1. Akihabara Station....

Mais quelle horreur pour en sortir ! Y a des panneaux partout, "Akihabara Electronic Town" et 3 autres sorties, mais quand on suit les panneaux on se retrouve sur d'autres quais, pas du tout vers les portes ! En fait pour sortir de la station il faut monter un escalier, en descendre un autre, arriver sur le quai du Keihin Tohoku pour Oomiya, traverser le quai jusqu'au bout, remonter un escalier, descendre un autre, et ENFIN sortir !

Je parie qu'il y avait plus simple comme manœuvre mais c'était la première fois que j'allais là-bas toute seule et pas avec la Yamanote line. Et quand je suis toute seule, mon cerveau a tendance à tout compliquer.

Je sors et me demande comment je vais faire pour trouver le bon magasin, et j'en vois un juste de l'autre côté de la route. J'y vais, je m'achète mon câble de 5 mètres de long (y avait plus petit, mais c'était 1 mètre, et j'aurais dû déplacer le bureau dans la chambre à cause de la position de la prise sur le mur), je ressors, je retourne dans la station et je repars pour Warabi.

Pourquoi si rapidement ? Avec la pluie qu'il y a j'ai déjà dû me forcer pour mettre le nez dehors alors y rester, non merci !

2) Cartes postales...

En Europe, le moindre petit kiosque dans le moindre petit bled perdu est rempli de cartes postales, de la région, du pays, ou même du petit bled paumé en question. Pas à Tokyo.

J’en ai pas encore vu une seule.

3) Repas

En revenant de Akihabara je me suis dit que j'allais quand même remplir un peu mon frigo (qui ne marche pas bien donc ne pas le remplir trop). Comme d'hab, pains au raisin, jus de pomme et onigris.

Hier j'ai acheté des prunes rouges absolument divines, il m'en reste trois, je les mangerai ce soir.

4) Temps

Hum. J'ai absolument pas remarqué qu'il y avait eu un gros typhon cette nuit, ma ventilation fait tellement de bruit...

Aujourd'hui il arrête pas de pleuvoir, c'est chiant. Humidité atroce, et j'ai dû arrêter ma ventilation parce que j'avais un peu froid, mais il fait quand même trop chaud.

vendredi 13 juillet 2007

Snif quelqu’un m’a volé mes pantoufles…

D’accord c’était pas les miennes mais celles de la guesthouse, mais n’empêche que maintenant j’ai plus de chaussures d’intérieur. Grr.

En classe… Nouveau test. 1 faute et demi, sans tricher. *fière*

On est vendredi 13 et un typhon s’abat sur le Japon ! L’humidité est épouvantable, le ciel était complètement noir à 5h, et il faisait trèèèès lourd. Maintenant j’ai la ventilation à fond dans ma chambre, et j’entends déjà le vent souffler dehors. Je sais pas pour quelle heure il est prévu, c’est Miyuki(une de mes correspondantes) qui m’a mise en garde par Internet, que je devais pas sortir ce soir parce que je pourrais pas rentrer vu que tous les trains seraient bloqués.



Cause d'un fou rire qui a duré bien 10 minutes en classe.

jeudi 12 juillet 2007

Ce matin à 11h30, je prend le train comme d’habitude, et je vois à l’écran (y a un écran dans les trains de la Yamanote, pour les destinations et les infos), "Todei Shinjuku line. Delay. Cause : earthquake". Et à l’école, tout le monde me demandait d’un air paniqué si j’avais senti le tremblement de terre et pis moi ben… Non, j’aurais pas su qu’il y en avait eu un si on m’en avait pas parlé. Je dormais donc j’ai rien remarqué. Il paraît qu’il était assez violent.

Un peu plus tard en classe j’ai manqué de détruire la télécommande de l’air conditionné parce que je l’ai laissée tomber par terre et avec Alex on a mis le chauffage au lieu de la ventilation. C’est la faute des télécommandes, elles sont pleines de kanjis, comment on peut savoir si on a pressé le bon bouton ?

La prof est venue en plein cours vers moi s’exclamer que mon débardeur et ma ceinture plein de têtes de mort étaient trop mignons, c’est déjà la 2ème prof qui me le dit. Ils sont bizarres dans ce pays, je trouve pas ça "mignon" moi.

Cette fois, le cours consistait à apprendre à demander quelque chose au téléphone. José a dû appeler le 104 (les informations) avec le haut parleur sur le téléphone, et demander le numéro et les horaires du musée de je sais plus quoi. Toute la classe était morte de rire et le type au bout du fil comprenait pas pourquoi y avait tant de rires autour. J’adore la prof du jeudi décidément(on en a une différente chaque jour. Celles du mardi et du jeudi sont géniales, les 3 autres sont super chiantes.. très gentilles, mais les cours n’en finissent plus avec elles).

Ensuite, Maya, Alex, Yi, Victor, Diego et moi sommes allés manger dans un resto tout près de l’école. Comme c’était un resto coréen, y avait beaucoup d’aigre-doux, je m’en suis vite rendue compte quand j’ai testé la sauce. Brr *aime pas*

Le riz et le thé à volonté c’est toujours bienvenu, aussi.

mercredi 11 juillet 2007

Fatiguée

Aujourd'hui, on a eu le test surprise de la mort qui tue en classe : alphabet syllabique.
Avec Alex on a eu l'air horrifié et heureusement qu’on a pu tricher autrement on aurait laissé les 3/4 blanc.

Après on voulait juste aller à Shibuya, Alex, Yi (que je dois appeler Yu aussi, donc appelons-la comme ça… je pigerai jamais rien aux prénoms coréens) et moi. Finalement, on s'est retrouvés à 10.

On a perdu Diego dans HMV, où j'ai finalement trouvé les dvd que je cherchais. Donc après ça, on était plus que 9. Après avoir attendu Diego pendant 20 minutes, 3 autres nous ont laissés, et donc restaient : Alex, Yi, Damian, Jose, deux inconnus et moi. Yi et moi étions les seules à ne pas parler espagnol.

On a testé le bar à sushi ! C’est trop drôle. Et... mes dieux... y avait... du melon ! Trop bon...

Ensuite, petite partie de jeu vidéo et on s’est mis à la recherche d’un café pour être tranquilles un moment. En revenant a la station, on s’est fait offrir des bananes dans la rue par un très vieux monsieur complètement abruti.

Note : on n'a pas retrouvé Diego. A mon avis il est resté à l’étage "rock" de HMV, à baver sur tous les CD. Il va nous tuer demain, on l'a "oublié" dans Shibuya...

mardi 10 juillet 2007

Il y a de cela 6 ans, une amie a cassé mon lit.

Bref.

Ce matin, debout à 10h, et rangement relatif de ma chambre qui est en bordel, évidemment (en même temps, essayer de faire tenir toutes mes affaires sur les étagères c’est déjà un sacré boulot donc ne pas s’étonner si tout s’étale sur le bureau, et, en fin de journée, sur mon lit, et éventuellement dans le mini espace à côté du frigo. Du moment que j’arrive encore à faire le demi-pas qui sépare mon lit de la porte, je m’inquiète pas, mais la chaise et mon sac de voyage + le frigo, ça prend une bonne partie de la pièce ! Il y a 1,5 sur 1 mètre d’espace libre quand tout est rangé).



J’ai oublié de parler de mon lit ! Plus particulièrement, du matelas… enfin… si on peut appeler ça comme ça. Je peux pas dormir sur le côté sans avoir hyper mal à la hanche le lendemain, car ce futon fait très exactement 1,5 centimètre d’épaisseur et il est posé sur les lattes d’un lit normal. Ma recette pour pouvoir dormir sans avoir mal, c’est de me servir d’un bout de ma couverture assez épaisse et de dormir dessus.

Mon vrai matelas à la maison me manque.

Bref ! Après lavage de dents et habillement (j’ai renoncé à mettre une jupe car jupe = sandales, et vu l’état de mes pieds ensanglantés…), je descend et je pars à l’école.

On a eu la leçon que je redoutais. Celle sur "Le Temps".

C’était pas si terrible finalement… mais je pense que j’aurai tout oublié demain. A un moment, la prof nous a demandé si on était fatigués et pour nous détendre un peu, elle nous a fait jouer à divers trucs idiots (par exemple se caresser la cuisse d’une main, et de l’autre, donner des coups de poings sur la table, en ayant un rythme différent… Voir toute la classe se caresser la cuisse c’était assez drôle je dois dire).

Après, Maya et Alex voulaient faire du shopping à Shibuya. Et Aida voulait aller à Harajuku. Dans ma tête, j’ai passé en revue les boutiques où j’irais a Shibuya sachant que Maya serait là, et je me suis décidée pour Harajuku très vite.

Et cette fois j’ai retrouvé la boutique de musique où Sab m’avait emmenée ! En fait je la retrouve quand il fait nuit apparemment, je me repère mieux. Mon porte-monnaie hurlait "Nooon !" mais je l’ai pas écouté. Et j’ai remarqué que mon japonais s’était bien amélioré quand j’ai réussi du premier coup à demander s’ils avaient les dvd dont j’avais envie.

Aida m’a emmenée dans un magasin typique de Harajuku : en musique de fond, "Clever Sleazoid" de Dir en Grey, déco complètement noire, vendeur mignon (j’aime les vendeurs dans cette rue), et habits très chers

Pour épargner nos porte-monnaie on a fini par reprendre le train.

Maintenant faut que je demande à Sabrina où est cette fichue boutique de pierres précieuses, impossible de la retrouver celle-là. C’est rigolo les ruelles de Harajuku mais c’est chiant quand on veut revenir quelque part.

Ah et aussi, aujourd’hui, seul jour où je n’hésite pas à ne pas prendre mon parapluie, il pleut. Beaucoup. Suis rentrée complètement trempée.