Bienvenue !

Bienvenue sur "Kutsushita 07" (ou Chaussette 2007).

Ce blog, ou archive, fait partie d'un réseau de blogs de voyage écrits par votre Seigneurie, Moua, j'ai nommé Vivi, passionnée par l'Asie, l'écriture, et fan du chanteur GACKT. J'ai séparé mes voyages par années, autrement les blogs étaient trop longs et c'était fastidieux de s'y retrouver. Comme son nom l'indique, vous ne trouverez ici que mes deux voyages au Japon en 2007. Pour les suivants, voyez les liens.

La page d'accueil et blog en cours, dont les posts sont archivés sur un nouveau blog à chaque nouvelle année, est :
http://ebikutsushita.blogspot.com

Aide à la navigation : les posts sont classés du plus vieux au plus récent sur tous les blogs.

lundi 30 juillet 2007

Disneysea

Hier matin j’ai demandé qu’on m’appelle un taxi, et j’en ai eu pour 1500 yen ou même plus. J’avais donc l’adresse exacte de mon hôtel mais il était quasi à l’autre bout de Yokohama donc... je voyais le compteur augmenter à chaque minute et je stressais comme une folle.

Là je suis enfin à l’hôtel ou j’étais censée être au début, alors... quel contraste entre celui-là et celui d'avant-hier... déjà j’ai un lit japonais, de nouveau, et ma chambre est aussi petite que celle que j’avais à Warabi. La fenêtre est cassée donc les volets sont fermés et condamnés. J’étais à peine entrée que je devais déjà tuer une bestiole.
J’ai une télé, ça compense.

Ah et quel temps hier! Pluie(et pas la petite pluie innocente, mais celle qui fait qu’on voit pas où on va), orage avec des éclairs terribles... une vraie tempête.

Bon donc aujourd'hui après un passage à Tokyo même pour aller changer le reste de mon argent, DISNEYSEA !

Vous savez, l’ancienne pub pour Disneyland Paris, dans laquelle une voix off dit "ça fait rêver".... j’ai jamais trouvé que Disneyland faisait rêver, mais quand on entre à Disneysea on est dans un autre monde direct. En plus, il faisait super beau et pas trop chaud.

Le parc est un peu comme sur une presqu'île, ce qui fait qu'il est presque entouré de l’océan. Tout est sublime dedans, j’aime tout spécialement Agrabah et Atlantica. Les meilleures attractions sont Indiana Jones (pas le même truc qu’en France), 20 000 lieues sous les mers, voyage au centre de la terre et la tour de la terreur.

On a pu avoir une réduction, au lieu de payer 5800 yen l’entrée, on a payé que 4700 parce qu’il était 15h quand on est arrivées.











Je trouvais déjà le parc magique de jour, mais alors quand le soleil s’est couché et que tout s’est illuminé, j’avais les yeux pleins d’étoiles. En plus c’était la pleine lune et elle était énorme. Je l’ai vue en sortant de l’Indiana Jones, elle était entre deux tours du palais d’Atlantica, et j’arrivais pas à croire qu’elle était réelle.

Pour manger on est allées dans un resto dans la partie italienne. Y avait du pain aux olives gratuit. Et j’ai pris un poisson sans savoir ce que c’était, c’était délicieux mais.... non-identifié.

A 22h on est parties, et maintenant j’attends qu’une chose : y retourner.

Ils annoncent un typhon pour jeudi, j’espère que mon avion partira quand même.

Allez... Je vais nettoyer les restes de la bestiole que j’ai tuée hier dans ma chambre.

Ah ! Et... J’ai écrasé sauvagement un cafard avec ma grosse bouteille de Volvic quand je me suis réveillée ce matin.

dimanche 29 juillet 2007

Yokohama

Ce matin, à 9h, le manager est venu toquer à ma porte(en voyant mes cheveux il s’est exclamé "Oooh ! ! 君の髪...凄いですね!" Oooh, ! ! Tes cheveux… c’est superbe !), je lui ai ouvert dans un état glauque avant de lui dire que je partais en début d’après-midi, donc qu’il avait le temps. Il est parti, je me suis rendormie. Une heure plus tard, mon réveil sonne…

Je termine mes bagages, je vais un petit moment sur le Net, j’ouvre la porte à José qui venait m’apporter mon certificat d’études à l’ISI(ça va faire bien sur mon mur on dirait un diplôme universitaire), et je passe la poussière. Vidage et nettoyage de frigo(grr fichue banane qui a "fondu" dedans…), nettoyage de poubelle et du truc pour faire des glaçons, en bref, nettoyage complet. Je descend mettre mes draps à la machine(et hop 200 yen qui se barrent… en plus les machines japonaises sont tellement bizarres que je me suis trompée ! J’ai commencé par tout mettre dans le séchoir car les séchoirs ressemblent aux machines à laver en Suisse, et vice-versa), je prends l’aspirateur, je décolle mes pièges à cafards… A midi et demi j’avais terminé, je suis descendue pour manger un petit déj (oui je suis décalée je sais !) avec Karen, ensuite inspection de la chambre… A 13h30, Karen et moi on était dans le couloir, sur Internet, à attendre la Mexicaine, et tout d’un coup le ciel est devenu tout noir et le tonnerre a retenti hyper fort, très proche. Il a commencé à pleuvoir comme j’ai rarement vu sauf pendant le typhon, le manager a éclaté de rire en me demandant si je voulais vraiment pas un taxi. S’il avait pas arrêté de pleuvoir j’aurais accepté, mais comme c’était pas le cas…

Je voulais aller à la station avec Karen et la Mexicaine, elles allaient chez le coiffeur.

Donc ! Finalement, départ. Une torture, heureusement que Karen a des épaules d’acier et m’a porté mon sac à dos autrement j’y serais pas arrivée. On a pris le Keihin Tohoku, comme toujours, sauf qu’au lieu de descendre à Tabata avec elles, j’ai continué jusqu’à presque le bout de la ligne… à Yokohama.

Dans le train, un type arrêtait pas de s’endormir sur mon épaule. La japonaise en face de moi se marrait et moi j’étais super mal à l’aise.

Une fois là-bas (magnifique, au coucher du soleil en plus, et chaleur agréable), j’ai pris un taxi, j’ai donné le nom de mon hôtel… et IMPOSSIBLE de le trouver. Alors j’ai demandé un cyber-café, et ça aussi, pas moyen. On a même dû s’arrêter devant un hôtel genre Hilton pour demander au portier qui parlait anglais. Finalement le conducteur m’a laissée devant ce qu’il pensait être un cyber café(c’était pas le cas), mais en compensation il m’a rien fait payer. Sympa non ?

Bon… là j’ai eu ma petite pause déprime : perdue dans un coin de Tokyo que je ne connais absolument pas… quelqu’un m’a indiqué un endroit pour trouver un cyber café, et c’était tellement loin, à un moment j’ai regardé de l’autre côté de la route et j’ai vu le "Yokohama Kokusai Hotel"… qui avait pas l’air merdique, poignées de portes dorées, personne responsable des ascenseurs, petite musique classique… mais j’ai vu à la clientèle que c’était pas que des riches apparemment, donc je suis allée demander s’il leur restait une chambre pour la nuit. Ça m’a coûté 6500 yen, étonnamment peu. Pas internet apparemment, ou alors il faut payer. Mais téléphone, j’ai pu appeler ma mère pour qu’elle me donne tous les détails de l’hôtel d’origine, pour que je puisse y aller demain.

Une fois un peu reposée et après avoir fait le tour de ma charmante chambre (j’ai un VRAI lit ! En plus il est double *__*. Et j’ai les fameuses toilettes du futur, avec tous les boutons et le siège chauffant. J’ai même un chauffe-eau pour le thé, avec une tasse et des sachets, et une petite plante verte toute mimi. Vue sur la rivière aussi), je suis vite sortie m’acheter à manger et maintenant je pense regarder un dvd… et essayer de changer des trucs dans mes bagages, c’est impossible de continuer avec tant de sacs.

vendredi 27 juillet 2007

Teh last evening with everyone

Jour béni car j’ai enfin réussi à ouvrir la fenêtre de ma chambre. (Oui, il m’a fallu tout ce temps pour comprendre qu’elle ne s’ouvrait pas comme une fenêtre normale. Elle coulisse.)

Et, c’est également le jour merveilleux où j’ai compris pourquoi mon frigo ne marchait pas.

Vous êtes prêts pour la raison la plus débile de l’histoire de l’humanité ?

Il n’était pas allumé.

Voilà, c’est dit, je peux me pendre.

Bref. Aujourd'hui j'ai pour ainsi dire rien fait jusqu'au soir. Je sais pas pourquoi je suis si fatiguée ici, je suppose que c'est à cause de la chaleur et parce que la nuit tombe tellement vite que toutes les lumières fatiguent énormément les yeux.

Vers 19h30 j'ai retrouvé Karen, Kylie, les deux italiennes (qui, il y a quelques jours, ont cuisiné des spaghetti bolognese pour la guesthouse entière), Kyle, Kazu et la Mexicaine dont je ne me rappelle jamais du prénom. On voulait aller manger un truc parce que Kylie prend l'avion demain donc on voulait lui dire au revoir. Le resto italien était complet, on est allés dans un miiiiinuscule resto japonais vers la station de Warabi. En passant, on a eu la surprise de se rendre compte que ce week-end est disons... "festif". Je sais plus du tout pourquoi, mais y avait plein de lampions partout, de femmes en yukata qui dansaient, et, accessoirement, de gosses qui se battaient avec des énormes épées gonflables.

Au resto ils étaient tellement lents qu'on y a passé 3h pour avoir tous nos plats, et au final on a rien eu à manger ou presque, heureusement que ça coûtait quasi rien. J'ai pu découvrir avec horreur qu'un mois sans parler français me fait chercher mes mots, et j'ai du mal à comprendre quand on me parle... L'Allemand, Kyle, parle un français parfait, et pourtant j'ai dû lui demander de parler anglais parce que... ça allait pas, je devais trop réfléchir pour comprendre et répondre. Je pense que la partie frenchie de mon cerveau se déconnecte quand je suis pas toute seule. D'ailleurs il y a des français qui sont arrivés à la guesthouse et j'ai pas remarqué jusqu'à ce que Karen me demande "C'est pas des français ?". *honte* Plus d'une fois, on m'a demandé si ma langue maternelle était vraiment le français, ils en doutaient vu le mal que j'avais à parler à Kyle.

Plus tard au resto, Kazu a décidé qu'on passe en mode Japonais. On n'avait plus le droit de dire un mot dans une autre langue, y avait un silence évocateur à la table.

Demain, Karen doit téléphoner au coiffeur qu'elle a repéré à Harajuku, pour nous deux. Au moins là ils sont habitués aux coupes bizarres que j'essaie d'avoir depuis l'été passé. Et avant d'y aller j'irai changer le reste de mon argent...

Raaaah je viens de finir mon gâteau à la fraise. C’est triste.
Vue depuis ma chambre cet après-midi.

P.S : je recommence à stresser après avoir regardé le même truc qu'à l'aller : CETTE HORREUR...

jeudi 26 juillet 2007

(汗)

らいしゅに私は瑞西へ帰ります.(la semaine prochaine je rentre en Suisse)

Il fait trouze mille fois trop chaud depuis lundi ! Rien que de sortir dans le couloir c'est une épreuve, alors marcher jusqu'à la station on en parle même pas ! Quand y a un petit souffle de vent j'ai envie de bondir en criant Youkaïdi Youkaïda. Même sans soleil il fait tellement chaud, je dégouline dès que je mets un pied dehors. Dimanche je vais probablement appeler un taxi pour venir me chercher, je pourrai tout simplement pas aller jusqu'à la station avec tous mes bagages par cette chaleur

Bref ! Aujourd'hui je suis allée faire valider mon JR Pass (un pass pour prendre le train sans payer dans tout le pays pendant 7 jours. J’aurais dû me le faire rembourser au lieu de le valider mais je savais pas qu’on pouvait.), j'en ai profité pour faire un petit tour à Ueno, plus particulièrement dans la ruelle marchande sur la droite.

Je serais allée au grand parc mais il faisait trop chaud, j'ai pas tenu très longtemps. Je suis allée dans la galerie marchande, et je me suis fait accoster par une fille qui récoltait de l'argent à cause du tremblement de terre de Niigata, j'ai l'impression qu'elle avait plus envie de pratiquer son anglais que de me demander de l'argent. Impossible de m'en défaire avant de lui avoir donné 100 yen (oui j'ai été râpe, mais j'avais que ça, ou un billet de 10 000. Le choix était vite fait), mais ça va, elle était sympa, j'aurais continué à parler avec elle s'il faisait pas trop chaud.

Après mon petit tour je suis retournée à Warabi.

Je me suis acheté mon dîner (du poisson, pour changer un peu du poulet), et je suis rentrée dans la fraîcheur paradisiaque de ma chambre.

dimanche 22 juillet 2007

Disparition Inexpliquée

Disparition inexpliquée.*Musique de film à suspens*

Il y a deux trucs qui se sont tout simplement volatilisés, dans ma chambre. C'est pas des vols, et c'est pas perdu puisque j'ai passé une heure à chercher partout - et vu la taille de ma chambre, 1h c'est beaucoup.
Pourquoi c'est pas des vols ? A cause de la nature des objets. SI on me les a volé, c'est que la personne était pas nette.A moins que quelqu'un ait réussi à se procurer la clé de ma chambre, clé qui n'existe même pas en double et que je garde toujours dans mon porte-monnaie, ou à passer à travers la porte, je vois pas. Je suis victime d'une malédiction....La Malédiction du Dentifrice. Oui, car les deux objets manquants sont mes deux tubes de dentifrice ! Celui apporté de la maison - qu'il est probable que j'ai oublié dans la salle des douches mais ça m'étonnerait - et l'autre, reçu dans l'avion, tube que je n'ai jamais touché et qui jusqu'à hier était sur mon étagère.

C'est le fantôme du cafard qui se venge ?

Rien à voir, mais aujourd'hui au supermarché j'ai reçu un truc pour mélanger la sauce à salade. Pas très utile pour moi vu que j’aime pas la sauce, mais bon.

Très bien, très chers amis je vous laisse maintenant pour continuer à lire, raison pour laquelle je fais la très mauvaise élève cet après-midi (mais je benkyoshimasu-erai pour rattraper (benkyoshimasu : étudier)). En plus je suis pas la seule à louper les cours, Karen aussi. En allant au seven eleven je l'ai croisée et elle m’a fait "Hé t'es là toi ? J'avais la flemme aussi alors..."

Hum. Je ferai les 5 pages d'exercices - que les autres auront fait en classe - tout à l'heure, et je répéterai mes katakana, ça aura fait le programme d'aujourd'hui.


*retourne dans le chapitre 8*

Asakusa

Aujourd'hui a été la seule journée qu'on peut considérer comme totalement "touristique" depuis le début. Debout à 8h, j'ai retrouvé ma correspondante, Shino, à Shibuya. On a pris le métro jusqu'à Asakusa, le quartier traditionnel.

C’est un très beau quartier… Plein de pagodes, de temples, de jardins…

J'ai ENFIN trouvé des cartes postales, même si le choix était extrêmement limité. Y avait foule... D’ailleurs c’est une des raisons qui fait que ce quartier est décevant : il y a des étrangers partout donc on n’a pas l’impression d’être au Japon.


On s'est baladées un peu, on est allées au grand temple, on a un peu regardé les jardins, pris des photos, et ensuite on est allées manger du poisson. Quand on est parties, le serveur a rattrapé Shino pour lui demander d'où je venais, et ensuite il m'a demandé si je parlais français et s'est exclamé "Merchi !". Au moins il a prononcé le R correctement.

Un type qui vendait des glaces a dit, dans une sorte de gémissement, "beautiful !" en me désignant, j'étais rouge comme une tomate pour changer.

Après, je voulais acheter un certain bouquin, Harry Potter 7, qui venait tout juste de sortir et j'avais besoin pour ça d'une grande librairie susceptible de vendre des livres en anglais. Shino m'a donc traînée à Shinjuku et mon porte-monnaie a souffert. Il coûte hyper cher ce livre ici...

Après ça, on savait pas trop quoi faire. Shino m'a demandé s’il y avait un coin de Tokyo que j'aimais plus que d'autres...

Harajuku, évidemment. Shino n’y était jamais allée(je sais pas comment elle a fait). J'ai dû faire le guide, on a fait des purikuras, puis on s'est rendues à Omodesando Hills, de l'autre côté de Harajuku, pour aller à Kiddy Land. On est allées boire un truc après, parce que la chaleur du mois de juillet est désormais arrivée, on tenait à peine debout et Harajuku un dimanche après-midi sous le soleil, l'humidité et la chaleur étouffante, c'est du pur SUICIDE. Omodesando aussi d'ailleurs, mais au moins c'est une grande avenue, pas une mini rue où tu peux pas faire un pas sans marcher sur les pieds de quelqu'un (bon là, même à Omodesando on marchait sur les pieds des gens tellement c'était noir de monde).

On est retournées à pied à Shibuya depuis Omodesando, là aussi : la foule c'était infernal.
Ensuite on s'est séparées, je suis rentrée (depuis Ikebukuro y avait plus personne dans mon train ! Alors qu'il était plein à craquer avant, et pourtant Akabane, Kawaguchi et Warabi c'est pas des petites stations !), et me voici maintenant, au frais sous l'air conditionné !

samedi 21 juillet 2007

Concert

Comme toujours ce matin, suis allée à l'école avec Karen (et ses amis, ça fait une armée de gaijin(étrangers) sur les trottoirs de Warabi), et on a eu un cours normal, katakana et traduction de texte (j'ai traduit le mien en français, la prof s'est extasiée que c'était la première fois qu'elle voyait du français, et pendant 15 minutes j'ai dû lui expliquer la grammaire de la première phrase et l'aider à prononcer).

A la pause, je sais plus pourquoi la moitié de la classe s'est mis en mode "Star Wars", mais j'ai fini par dessiner Dark Vador au tableau, et quand la prof est revenue et qu'elle a vu, elle nous a fait chanter à tous la marche impériale en entier. Les gens des classes à côté devaient se poser des questions.

A la dernière pause, on a vu débarquer Diego, persuadé qu'il était 13h, à cause d'un problème de montre. Avec l'air hagard qu'il a en permanence (en fait on a l'impression qu'il est shooté tout le temps), c'était trop drôle.


Ensuite, avec Maya, on a retrouvé Karen qui devait nous aider à téléphoner pour savoir s'il restait des places pour le "Kamijo's Birthday Special Event". Ils ont dit qu'il en restait très peu, et qu'on devait y être à 17h30... sachant qu'on était encore à l'école, qu'il était 17h et qu'on savait absolument pas où le Holiday Shinjuku se trouvait (à Shinjuku d'accord, mais c'est grand !), on a perdu espoir d'y aller.

On s'est quand même débrouillées pour aller à Shinjuku, prendre un taxi, se perdre dans les ruelles, et ENFIN trouver la livehouse. Problème, il était 18h30.

Et… incroyable, mais il restait des places. Je me suis disputée avec Maya quand on était perdues parce qu’elle voulait que ce soit moi qui demande notre chemin aux gens.

C’était une super soirée, des supers chansons etc. Juka m’a souri et m’a fait un clin d’œil en me montrant du doigt. J’étais pile dans sa ligne de mire et à part l’américain vulgaire et sans gêne(qui était apparemment venu parce qu’il avait vu l’affiche et voulait voir ce que c’était comme concert… le vrai touriste, il a même pas enlevé son sac à dos !) près du bar, j’étais la seule étrangère visible. Maya est tellement petite qu’il l’a pas vue, et puis de toute façon elle était venue pour Kamijo.

A noter que j’étais tout au fond de la salle sur une petite estrade, appuyée contre le stand qui vendait des produits dérivés… et que j’ai passé la moitié du concert à essayer de retenir un immense et immonde cadre baroque à bordure dorée contenant les photos du groupe de Kamijo, car il menaçait de tomber à tout moment. Un japonais m’aidait à le tenir droit en se marrant avec moi.

A l’entracte, je me suis assise pour épargner mes pauvres arpions (4h de concert c’est long) et Maya a engagé la conversation avec une fille qui demandait ce qu’on faisait là. Maya a dit que j’étais là pour Juka. C’était à moitié vrai. Je l’aimais pas spécialement avant le concert. Après… c’est une autre histoire


mercredi 18 juillet 2007

Gokiburi, Gakko, Shinjuku...

2h30 du mat. Je vais me coucher sans avoir sommeil (m'étant réveillée à 13h30 hier c'était pas étonnant). Je m'endors vers 3h. A 3h30, réveillée par un bruit sous le bureau...

Il y a pas mal de sacs plastiques par terre donc j'entends si quelque chose farfouille dedans. Ben voilà... le premier cafard depuis mon arrivée au Japon.
Ne me demandez pas comment j'ai fait pour me rendormir sans flipper. J'ai laissé la lumière allumée (les cafards aiment l'obscurité) pour qu'il reste loin de mon lit et j'ai dormi comme une masse jusqu'à 10h, comme d'hab.

Puis debout... en bas, je retrouve Karen, et on va ensemble à l'école. Sur le chemin on a croisé le manager qui était à vélo et a failli se reprendre un arbre en nous saluant. On a ri comme deux idiotes jusqu’à la station en échafaudant des plans pour le prendre un jour en photo à son insu.

En cours, on a appris divers trucs intéressants, et j'ai demandé à la prof si elle pouvait me dire comment demander un piège à cafards au magasin, elle m'a tout écrit sur une feuille à donner à la droguerie après avoir été très choquée d’apprendre que j’avais réussi à dormir avec une telle bestiole dans ma chambre.

Dernière heure... TEST ! Encore !
Toujours sur le même thème (hiragana) mais cette fois avec les doubles consonnes et les voyelles longues(les mots comme ろっぴゃく, しゃいん etc...)

A 17h, je suis allée dans le magasin du n’importe quoi pour acheter mon piège et une brosse à dent parce que la mienne est tombée dans la poubelle ce matin.

Puis avec Maya on est allées boire un thé au citron en attendant qu'il soit 18h15 : j'avais rendez-vous avec Maki, une de mes correspondantes, devant la station.
On s'est retrouvées à l'heure prévue, et Maya est venue avec nous à Shinjuku. On est allées manger dans un resto typique japonais, on a pris du poulpe cru, des poissons grillés à manger entiers (tête comprise... ils faisaient 10cm de long je pense), une salade, un okonomiyaki(une omelette aux légumes) et des beignets non-identifiés. Pas moyen de savoir ce que le délicieux truc à l'intérieur était.

(Et croyez-en mon expérience par la suite, souvent il vaut mieux ne pas savoir)

Ensuite on a marché un peu dans Shinjuku, Maya se fichait de moi parce que je regardais tous les hosts qui pullulaient dans la rue, et Maki rigolait bien.

Puis, passage obligé par les purikuras.
Ensuite, on est allées boire un verre et à 21h, Maya a repris la Chuo line, et je suis rentrée à Warabi avec Maki (elle vit une station après).

Retour ici et installation des pièges, et me voici. Heureusement que personne m’a vue installer ces machins qu’il faut coller à divers endroits. J’avais l’air fin, les fesses en l’air pendant que j’essayais d’atteindre le dessous de mon lit.

lundi 16 juillet 2007

Tremblement de terre

Wow... un réveil on ne peut plus original que j'ai eu là :

Je dors tranquillement dans ma petite chambre de 2, 5 mètres sur 2... Il est dix heures du matin, Warabi s'éveille (pas trop non), les corbeaux coassent dehors. Je suis vaguement en train de me réveiller mais je suis encore dans un demi sommeil. Tout d'un coup je me sens comme quand je suis descendue de l'avion : pas stable, même dans mon lit. Je m’assois en me disant que je suis de nouveau malade, je me frotte les yeux et je regarde autour de moi. Je vois qu'en fait, c'est pas moi qui suis instable... Les rideaux bougent, le linge accroché à la porte aussi...

Et là je réalise qu'en fait, TOUT bouge, fait des vagues etc., on dirait que ma chambre est sur l'eau pendant une tempête. Ayant l’habitude des bateaux je sais ce que ça fait.

Le temps que je réalise vraiment ce qui se passe, c'est fini. En tout, ça duré 45 secondes. C'est super long pour ce genre de truc.

Et juste après, j'ai entendu plusieurs ambulances, mais quand je suis descendue prendre mon petit déjeuner, Yamato a fait comme s'il s'était rien passé, il m'a même pas demandé si ça allait alors que d'habitude il loupait pas une occasion de venir me parler. Là ça aurait été un bon prétexte.

Donc bon, je réalise, après coup, que je suis malade : ce fichu tremblement de terre m'a donné le mal de mer. Je vais voir sur le Net pour savoir à quel degré sur il se situe... 6.9 !

Vite, j'écris à toutes mes connaissances pour leur dire que je vais bien, mais le temps que je le fasse, la nouvelle était déjà passée à la télé et ils avaient montré les dégâts, et évidemment tout le monde paniquait pour moi.

Pendant que j'écris, il y en a un deuxième (la réplique), de 6.8, qui frappe le pays. Le troisième, à 22h, c'est le seul qui m'a donné le bon réflexe, je suis allée me planquer sous le bureau.

Enfin bref, ça c'est un réveil et une journée dont je me rappellerai toute ma vie. On se sent héroïque. Je peux dire, "J'ai vécu le tremblement de terre de Niigata en juillet 2007 et j'ai rien eu".

Enfin à part ça, à midi, je sors et il a fallu que j'expérimente... la gentillesse des japonais. Ça m'étonne encore. Je suis allée acheter mon dîner au seven eleven, je paie, la patronne vient vers moi me demander de piocher trois tickets dans une boite (parce que c'est un jour férié aujourd'hui, il fallait qu'il y ait un truc spécial au supermarché), et j'ai gagné deux boissons. Je repars à la guesthouse et au moment où j'allais pousser la porte après avoir fait le code, j'entends : "Sumimasen..." derrière moi... je me retourne... la patronne m'avait suivie en courant parce qu'ils m'ont pas rendu la bonne somme d'argent et que j'ai pas remarqué. Je l'ai suivie au magasin où TOUS les vendeurs et vendeuses étaient alignés et se sont inclinés en répétant "gomen nasai... sorry... gomen... gomen." et moi j'étais là, ça va je vais pas vous manger pour 500 yen hein…

Franchement vous verriez ça en Europe ?
*ne veut pas rentrer*

samedi 14 juillet 2007

J'ai pas été réveillée par les corbeaux, l'ambulance, les bruits dans le couloir ou les rires des gosses de la maison d'à côté... mais par le typhon. Impressionnant, le boucan qu'il faisait. Il m'a réveillée vers 9h mais après je me suis rendormie et à midi je me suis levée... Hum. Dans quelques minutes j'irai me chercher un repas chaud au seven eleven en espérant qu'il soit ouvert... et qu'un autre typhon ne pointe pas le bout de son nez pendant que je serai dehors.
Je vais descendre les poubelles maintenant.

Ceci s'appelle : une journée NORMALE, depuis mon arrivée ça doit être la seule : ordi, mini passage au supermarché, descente de poubelles et rangement de chambre.

Ah mais y a quand même un truc anormal : essayer de plier correctement le berlingot de jus de pomme vide... selon le mode d'emploi japonais évidemment.

Demain je vois normalement Sabrina donc j'aurai de nouveau une tartine à raconter, puis je verrai Maki et Shino - deux de mes correspondantes, mais pour Maki je sais pas encore quand.

S'il m'arrive un truc incroyable au seven eleven, je réécrirai.

Retour du Seven Eleven

Bon ben le typhon est pas terminé apparemment. J'ai cru que j'allais m'envoler en sortant.

Me suis acheté du jus d'orange et un plat à l'emporter, alors... bon appétit tout le monde !

Akihabara

J’ai piqué les pantoufles de quelqu’un d’autre. Mais c’était pas les siennes non plus c’est celles de la guesthouse.

Elles sont en plastique et elles font mal aux pieds et elles sont dix fois trop grandes. A bien y réfléchir c’est peut-être les chaussures qu’on doit mettre pour aller aux toilettes.

Enfin bref. J’avais besoin d’un câble LAN pour connecter mon ordinateur à Internet depuis ma chambre.
Le désavantage de Tokyo quand on connaît pas bien, c'est que pour acheter un câble comme ça et être sûr d'aller au bon endroit, il faut se taper 25 minutes de train jusqu'à Akihabara.

2-3 trucs à dire :

1. Akihabara Station....

Mais quelle horreur pour en sortir ! Y a des panneaux partout, "Akihabara Electronic Town" et 3 autres sorties, mais quand on suit les panneaux on se retrouve sur d'autres quais, pas du tout vers les portes ! En fait pour sortir de la station il faut monter un escalier, en descendre un autre, arriver sur le quai du Keihin Tohoku pour Oomiya, traverser le quai jusqu'au bout, remonter un escalier, descendre un autre, et ENFIN sortir !

Je parie qu'il y avait plus simple comme manœuvre mais c'était la première fois que j'allais là-bas toute seule et pas avec la Yamanote line. Et quand je suis toute seule, mon cerveau a tendance à tout compliquer.

Je sors et me demande comment je vais faire pour trouver le bon magasin, et j'en vois un juste de l'autre côté de la route. J'y vais, je m'achète mon câble de 5 mètres de long (y avait plus petit, mais c'était 1 mètre, et j'aurais dû déplacer le bureau dans la chambre à cause de la position de la prise sur le mur), je ressors, je retourne dans la station et je repars pour Warabi.

Pourquoi si rapidement ? Avec la pluie qu'il y a j'ai déjà dû me forcer pour mettre le nez dehors alors y rester, non merci !

2) Cartes postales...

En Europe, le moindre petit kiosque dans le moindre petit bled perdu est rempli de cartes postales, de la région, du pays, ou même du petit bled paumé en question. Pas à Tokyo.

J’en ai pas encore vu une seule.

3) Repas

En revenant de Akihabara je me suis dit que j'allais quand même remplir un peu mon frigo (qui ne marche pas bien donc ne pas le remplir trop). Comme d'hab, pains au raisin, jus de pomme et onigris.

Hier j'ai acheté des prunes rouges absolument divines, il m'en reste trois, je les mangerai ce soir.

4) Temps

Hum. J'ai absolument pas remarqué qu'il y avait eu un gros typhon cette nuit, ma ventilation fait tellement de bruit...

Aujourd'hui il arrête pas de pleuvoir, c'est chiant. Humidité atroce, et j'ai dû arrêter ma ventilation parce que j'avais un peu froid, mais il fait quand même trop chaud.

vendredi 13 juillet 2007

Snif quelqu’un m’a volé mes pantoufles…

D’accord c’était pas les miennes mais celles de la guesthouse, mais n’empêche que maintenant j’ai plus de chaussures d’intérieur. Grr.

En classe… Nouveau test. 1 faute et demi, sans tricher. *fière*

On est vendredi 13 et un typhon s’abat sur le Japon ! L’humidité est épouvantable, le ciel était complètement noir à 5h, et il faisait trèèèès lourd. Maintenant j’ai la ventilation à fond dans ma chambre, et j’entends déjà le vent souffler dehors. Je sais pas pour quelle heure il est prévu, c’est Miyuki(une de mes correspondantes) qui m’a mise en garde par Internet, que je devais pas sortir ce soir parce que je pourrais pas rentrer vu que tous les trains seraient bloqués.



Cause d'un fou rire qui a duré bien 10 minutes en classe.

jeudi 12 juillet 2007

Ce matin à 11h30, je prend le train comme d’habitude, et je vois à l’écran (y a un écran dans les trains de la Yamanote, pour les destinations et les infos), "Todei Shinjuku line. Delay. Cause : earthquake". Et à l’école, tout le monde me demandait d’un air paniqué si j’avais senti le tremblement de terre et pis moi ben… Non, j’aurais pas su qu’il y en avait eu un si on m’en avait pas parlé. Je dormais donc j’ai rien remarqué. Il paraît qu’il était assez violent.

Un peu plus tard en classe j’ai manqué de détruire la télécommande de l’air conditionné parce que je l’ai laissée tomber par terre et avec Alex on a mis le chauffage au lieu de la ventilation. C’est la faute des télécommandes, elles sont pleines de kanjis, comment on peut savoir si on a pressé le bon bouton ?

La prof est venue en plein cours vers moi s’exclamer que mon débardeur et ma ceinture plein de têtes de mort étaient trop mignons, c’est déjà la 2ème prof qui me le dit. Ils sont bizarres dans ce pays, je trouve pas ça "mignon" moi.

Cette fois, le cours consistait à apprendre à demander quelque chose au téléphone. José a dû appeler le 104 (les informations) avec le haut parleur sur le téléphone, et demander le numéro et les horaires du musée de je sais plus quoi. Toute la classe était morte de rire et le type au bout du fil comprenait pas pourquoi y avait tant de rires autour. J’adore la prof du jeudi décidément(on en a une différente chaque jour. Celles du mardi et du jeudi sont géniales, les 3 autres sont super chiantes.. très gentilles, mais les cours n’en finissent plus avec elles).

Ensuite, Maya, Alex, Yi, Victor, Diego et moi sommes allés manger dans un resto tout près de l’école. Comme c’était un resto coréen, y avait beaucoup d’aigre-doux, je m’en suis vite rendue compte quand j’ai testé la sauce. Brr *aime pas*

Le riz et le thé à volonté c’est toujours bienvenu, aussi.

mercredi 11 juillet 2007

Fatiguée

Aujourd'hui, on a eu le test surprise de la mort qui tue en classe : alphabet syllabique.
Avec Alex on a eu l'air horrifié et heureusement qu’on a pu tricher autrement on aurait laissé les 3/4 blanc.

Après on voulait juste aller à Shibuya, Alex, Yi (que je dois appeler Yu aussi, donc appelons-la comme ça… je pigerai jamais rien aux prénoms coréens) et moi. Finalement, on s'est retrouvés à 10.

On a perdu Diego dans HMV, où j'ai finalement trouvé les dvd que je cherchais. Donc après ça, on était plus que 9. Après avoir attendu Diego pendant 20 minutes, 3 autres nous ont laissés, et donc restaient : Alex, Yi, Damian, Jose, deux inconnus et moi. Yi et moi étions les seules à ne pas parler espagnol.

On a testé le bar à sushi ! C’est trop drôle. Et... mes dieux... y avait... du melon ! Trop bon...

Ensuite, petite partie de jeu vidéo et on s’est mis à la recherche d’un café pour être tranquilles un moment. En revenant a la station, on s’est fait offrir des bananes dans la rue par un très vieux monsieur complètement abruti.

Note : on n'a pas retrouvé Diego. A mon avis il est resté à l’étage "rock" de HMV, à baver sur tous les CD. Il va nous tuer demain, on l'a "oublié" dans Shibuya...

mardi 10 juillet 2007

Il y a de cela 6 ans, une amie a cassé mon lit.

Bref.

Ce matin, debout à 10h, et rangement relatif de ma chambre qui est en bordel, évidemment (en même temps, essayer de faire tenir toutes mes affaires sur les étagères c’est déjà un sacré boulot donc ne pas s’étonner si tout s’étale sur le bureau, et, en fin de journée, sur mon lit, et éventuellement dans le mini espace à côté du frigo. Du moment que j’arrive encore à faire le demi-pas qui sépare mon lit de la porte, je m’inquiète pas, mais la chaise et mon sac de voyage + le frigo, ça prend une bonne partie de la pièce ! Il y a 1,5 sur 1 mètre d’espace libre quand tout est rangé).



J’ai oublié de parler de mon lit ! Plus particulièrement, du matelas… enfin… si on peut appeler ça comme ça. Je peux pas dormir sur le côté sans avoir hyper mal à la hanche le lendemain, car ce futon fait très exactement 1,5 centimètre d’épaisseur et il est posé sur les lattes d’un lit normal. Ma recette pour pouvoir dormir sans avoir mal, c’est de me servir d’un bout de ma couverture assez épaisse et de dormir dessus.

Mon vrai matelas à la maison me manque.

Bref ! Après lavage de dents et habillement (j’ai renoncé à mettre une jupe car jupe = sandales, et vu l’état de mes pieds ensanglantés…), je descend et je pars à l’école.

On a eu la leçon que je redoutais. Celle sur "Le Temps".

C’était pas si terrible finalement… mais je pense que j’aurai tout oublié demain. A un moment, la prof nous a demandé si on était fatigués et pour nous détendre un peu, elle nous a fait jouer à divers trucs idiots (par exemple se caresser la cuisse d’une main, et de l’autre, donner des coups de poings sur la table, en ayant un rythme différent… Voir toute la classe se caresser la cuisse c’était assez drôle je dois dire).

Après, Maya et Alex voulaient faire du shopping à Shibuya. Et Aida voulait aller à Harajuku. Dans ma tête, j’ai passé en revue les boutiques où j’irais a Shibuya sachant que Maya serait là, et je me suis décidée pour Harajuku très vite.

Et cette fois j’ai retrouvé la boutique de musique où Sab m’avait emmenée ! En fait je la retrouve quand il fait nuit apparemment, je me repère mieux. Mon porte-monnaie hurlait "Nooon !" mais je l’ai pas écouté. Et j’ai remarqué que mon japonais s’était bien amélioré quand j’ai réussi du premier coup à demander s’ils avaient les dvd dont j’avais envie.

Aida m’a emmenée dans un magasin typique de Harajuku : en musique de fond, "Clever Sleazoid" de Dir en Grey, déco complètement noire, vendeur mignon (j’aime les vendeurs dans cette rue), et habits très chers

Pour épargner nos porte-monnaie on a fini par reprendre le train.

Maintenant faut que je demande à Sabrina où est cette fichue boutique de pierres précieuses, impossible de la retrouver celle-là. C’est rigolo les ruelles de Harajuku mais c’est chiant quand on veut revenir quelque part.

Ah et aussi, aujourd’hui, seul jour où je n’hésite pas à ne pas prendre mon parapluie, il pleut. Beaucoup. Suis rentrée complètement trempée.

vendredi 6 juillet 2007

Shiki

Raaah j'ai laisse la ventilation toute la nuit dans ma chambre alors quand je suis sortie dans le couloir ça a fait un choc thermique.

疲れました ~ (fatiguée)

J’ai regardé une émission idiote hier soir donc à minuit j’étais pas couchée, et évidemment je suis relativement fatiguée si je dors pas longtemps, ces jours. *ne pas s'endormir pendant les cours*

Ce soir je posterai probablement pas, je vais à Harajuku(la rue excentrique par excellence) avec Sabrina, que j’ai rencontrée par Internet il y a plusieurs mois.

*se rappeler... 17h15, sortie Takeshita à la station de Harajuku....*

Enfin si je rentre pas trop tard je pourrai peut-être écrire.

Soir

Je sors de la station, porte Takeshita. Déjà, je suis surprise, il y a des arbres. Bon. J’avise une occidentale avec des cheveux tout courts et des lunettes de soleil sur le pif. Je la reconnais direct et le courant passe tout de suite entre nous.

On traverse la route. Elle me dit qu’elle va m’emmener partout.

De l’autre côté de la route, il y a une rue piétonne qui descend. C’est noir de monde. Une allée de petites terrasses et de boutiques.

Me voilà à Harajuku.

Comme je discute avec Sab, je vois pas vraiment par où elle passe. Mauvaise idée mais je le découvrirai plus tard. On s’enfile dans les dédales de ruelles qui partent dans tous les sens depuis la rue principale.

On est entrées dans toutes les boutiques ayant un rapport, de près ou de loin, avec notre chanteur adoré à toutes les deux (Gackt, oui). Sabrina a acheté un truc partout où on est allées.

Kiddy Land

Quand on sort enfin des dédales de ruelles, on se retrouve sur Omodesando Hills, l’équivalent des Champs Elysées. Sabrina me traîne dans un magasin de peluches appelé Kiddy Land.

Sur 6 étages, il n’y a QUE des peluches et des jouets mignons. Je vous raconte pas le monde qu’il y avait là-dedans (pas d’enfants en plus).

Restaurant américain

On est dans un restaurant très spécial. Les gens font la queue dehors en attendant qu’une table se libère. Quand on entre, on paie 1500 yen et pendant une heure, on a le droit de prendre tout et n’importe quoi à manger et à boire au buffet.


Shiki

Je sais plus comment ça se fait mais je me suis retrouvée dans le train pour aller à Shiki, chez Sab.

J’ai fait connaissance avec son chat, Yuurei.

Ce chat est cinglé.

Il était tranquillement couché sur le canapé avec nous et soudain j’ai sorti une peluche que j’avais achetée à Kiddy Land. Le chat a fait un bond jusqu’au plafond en miaulant et il a foncé contre le mur avant de dévaler tout l’escalier en glissant et en crachant.

Sabrina et moi sommes restées figées sur place avant d’éclater d’un rire grand format.

Chaque fois qu’il montrait le bout de son nez je ressortais la peluche et il avait peur.

Après, Sab m’a montré combien il avait été terrorisé quand il avait regardé Alien avec elle : elle a une peluche représentant les larves d’alien, grandeur nature, et si elle s’approche du chat avec, il va se planquer et tremble en miaulant.

A une heure du matin on est allées se coucher, Sabrina dans sa chambre et moi sur le canapé lit. Le chat est venu se lover dans mon cou. Impossible de le faire partir sans déclencher un concert de miaulements désespérés.

Il m’a réveillée plein de fois, et il m’a fichu les jetons : par exemple il s’est assis sur mon estomac et m’a regardée jusqu’à ce que j’ouvre les yeux. Oui,j’ai pas l’habitude des chats.

jeudi 5 juillet 2007

hihi

Y A DU SOLEIL ! Enfin !
J’ai été réveillée par quelqu’un qui tapait un tapis dehors, et évidemment par les corbeaux.

J’adore la sonnerie style téléphone qui donne le départ des trains et la petite musique qui annonce les arrivées. Et les arrêts.

"Kawaguchi, Kawaguchi desu.... Nishi-Kawaguchi desu.... Warabi desu...."

Et j’ai trouvé un autre chemin plus simple qu’avant pour aller en classe. Avant, je prenais le JR Keisei jusqu’à Akabane, une immense station dans laquelle je me perds systématiquement, puis un métro jusqu’à Ikebukuro (pareil... la grosse station labyrinthique… en fait c’est la plus grande station après Tokyo Station), puis la Yamanote line pour Shin Okubo.
Et en fait je dois PAS descendre du Keisei à Akabane, mais à Tabata, une mini station où le seul train qui passe à part le Keisei, c’est... Yamanote ! Donc je le prend et je rechange plus. C’est moins stressant. Et hier pour la première fois j’ai fait juste en prenant mon ticket au distributeur automatique. Pour Warabi, depuis Shinjuku ou Shin Okubo, c’est le numéro 380 (380 yens), PAS 290 ! Mais pour le voyage dans l’autre sens c’est 290... il y a un bug !

Mais j’en avais trop marre de rester coincée derrière la barrière et de bloquer tout le monde pour finalement devoir aller payer la somme restante au guichet. Et hier donc, comme j’étais sure de m’être trompée, je suis allée directement au guichet. Le type a regardé mon ticket, m’a dit OK et m’a regardée d’un air incrédule, donc moi mini révérence et "arigatou"(merci), et je sors de la station en me sentant stupide.

Soir

Aujourd’hui, le cours était excellent.

Chaque jour on a une nouvelle prof. Déjà celle-là parlait un peu français alors avant la première pause elle arrêtait pas de tout me traduire en français, et j’essayais de lui dire que je comprenais l’anglais mais elle a rien voulu savoir, je crois qu’elle était très contente de pouvoir s’adresser à moi comme ça.

Après, Diego est arrivé, avec une heure de retard. La prof est venue vers lui et l’a regardé un moment... puis elle lui a sorti :


"Diego-san... You look like Christ"

Toute la classe a éclaté de rire, avec Alex on pleurait de rire.


Et après :

La prof (en japonais) : "A qui est ce parapluie ?"

Nous(en japonais) : "Au Chriiiiiist !!" (on en pouvait plus de rire)

Diego(en anglais) : "Je suis pas le Christ!"

Y a eu encore deux ou trois trucs comme ca, et Diego a pas apprécié. Après on pensait qu’il nous faisait la gueule mais il s’était juste perdu aux toilettes et nous a rejoint quand on attendait tout le monde.

Après les cours, on a décidé d’agrandir notre groupe avec Alex, Victor et Diego. Maya est partie rencontrer quelqu’un et nous de notre côté on est allés à Shinjuku avec Yi, Yu, Bei, deux amies de i, Aida, Andreas, David, et 3 autres.





On a débarqué dans un resto indien minuscule, les serveurs nous ont regardés avec des yeux ronds et nous ont comptés avant qu’on entre. C’était trop bon et pas cher, mais super fort. Et le serveur revenait tout le temps nous servir de l’eau glacée.
Ensuite, on s’est séparés et Alex, Diego, Aida, David et moi, on est allés à Akihabara, autrement appelée "Electronic Town". C’est là qu’on trouve tous les magasins de technologie dernier cri, le repaire des fans de manga, de jeux vidéos et d’électronique. On voulait aller à Ueno pour visiter un beau parc, mais Alex avait donné rendez-vous aux autres à 20h devant l’école pour aller en disco et il était déjà 18h30, et comme Ueno était trop loin....





A Akihabara, on a joué du piano dans la rue et on a acheté des espèces de jouets débiles trop chou qui s’allument quand on les secoue.



mercredi 4 juillet 2007

Un mercredi crevant

Me suis réveillée à 10h, c’était trop bien de pouvoir dormir plus longtemps ! En parano que je suis, j’ai pris le train pour l’école à 11h, pour y être a 12h50 ! Evidemment à 11h40 j’y étais. Je serai moins peureuse demain.

Et c’était parti pour 4 leçons de 50 minutes... suite des lignes d’écriture, petits sketch... c’était moins bien qu’hier parce qu’on a changé de prof. Cette fois on a vu les suffixes "chan" et "kun"... et comme exemple il a fallu qu’elle prenne le surnom de You (You étant le violoniste de mon chanteur favori Gackt et l'une de mes muses également).

L’anglais est donc inexistant dans ces leçons. Si elle veut dire qu’on doit pas dire qqch, elle répète plusieurs fois que c’est pas ça, en croisant les bras.

4 leçons c’est trop. A la quatrième on suit plus tellement.

J’ai une nouvelle amie, au nom imprononçable. Je dois l’appeler "Yi". Elle est coréenne, elle a 24 ans.
Ah on a appris à compter jusqu’à 99.
Bon ! Apres ça, je découvre que Victor, l’ami espagnol d’Alex, parle français.

Soir

Je rentre d’un resto à Shinjuku où je suis allée avec Alex, Diego et Victor. On a découvert les purikura. Qu’est-ce donc ? ça vient du mot anglais "print club" devenu "purinto kurabu" en japonais et abrégé en purikura : des petites photos prises dans des machines partout au Japon, style photomaton mais bien plus développé et où on peut trafiquer la photo sur un écran avant de l’imprimer.

Bref, quand on est partis du resto, tous les serveurs étaient placés stratégiquement le long du couloir jusqu’à la porte et s’inclinaient très bas en nous remerciant avec des voix suraiguës.

Je me rend compte que maintenant combien le manager de la guesthouse est mignon. Il doit sûrement avoir 30 piges mais il est chou comme tout.

Vous saviez que j’ai passé 10 minutes ce matin à essayer de fermer une bouteille de shampooing ?

mardi 3 juillet 2007

Ecole !

*écris depuis un cyber café à Shinjuku*

(Alex essaie d’écrire depuis l’autre PC mais elle a mal configuré le clavier et arrive plus à réécrire sans caractères japonais.)

Shinjuku c’est un autre quartier très connu. On cherchait comment s’y rendre à pied depuis Shin Okubo et on a demandé à un type qui parlait pas un mot d’anglais. Il nous a indiqué la direction, et dix minutes plus tard, on était un peu perdues de nouveau... et revoilà le type qui rapplique en courant pour nous réindiquer la direction avec beaucoup de mini révérences en répétant "Shinjuku, Shinjuku". Il nous avait probablement suivies en se disant qu’on allait de nouveau se planter.

Dans un parc, j’ai vu un type qui prenait sa douche, la flûte à l’air. Oui. A poil dans la rue.

Deux hosts (accompagnateurs de soirée) étaient tout fiers d’être pris en photo par Alex et nous faisaient des signes mais en fait, je jure qu’on prenait en photo le building derrière eux avant de les voir !

Ah et ce matin je me suis réveillée à 7 heures (après avoir été réveillée à 4h par quelqu’un qui marchait tel le pachyderme dans le couloir, puis à 5h par les corbeaux GIGANTESQUES qu’il y a ici...) pour partir à 7h30 à l’école. En bas à la guesthouse j’ai rencontré Karen et 3 de ses amis, ils sont suédois et vont aussi à cette école. Karen a les mêmes passions que moi. On est allés ensemble à l’école mais j’étais la seule à savoir qu’on devait prendre la Yamanote line. Et on a donc testé... le train à l’heure de pointe. Comme le trajet était court on a tous trouvé l’expérience très drôle.

8h40 je retrouve Maya et Alex à l’école, et comme on devait juste y passer pour voir dans quelle classe on était(cours l’après-midi...), on est allées boire un café et maintenant on est en plein milieu de Shinjuku. Y a tellement de manga partout dans ce cyber café que j’ai l impression d’être dans une bibliothèque. ...je viens de faire tomber toute ma monnaie sous mon siège. Bravo.

J’ai oublié de préciser que je ne suis plus malade. J’ai même mangé ce matin.

Midi

Recherche de restaurant. Un salary-man (employé de bureau, au Japon on appelle ainsi tous les hommes habillés en costard avec une petite valise) nous a accompagnées dans un resto perdu dans les ruelles puis nous a donné sa carte avant de partir.

Première entrée dans un vrai restaurant japonais, dans lequel on enlève les chaussures. Il n’y a que des hommes à part la serveuse.
On essaie de manger avec des baguettes. Moults rires à l’horizon, la serveuse vient à la rescousse avec des fourchettes mais non, on a notre dignité et on refuse. Je précise que j’ai déjà eu l’occasion d’utiliser des baguettes à de nombreuses reprises, mais par flemme j’ai toujours préféré ne pas me donner la peine d’apprendre.
Oh… ma chanson préférée passe dans le restaurant.

Cours

La prof parle uniquement en japonais (la pauvre elle a voulu écrire un seul mot en anglais et a fait une faute... "excause me"), je pense qu’on va progresser très vite. Elle a passé 5 minutes à essayer de prononcer mon prénom qu’elle a finalement qualifié de "muzukashii" (difficile). J’ai beau dire qu’il faut m’appeler Vivi, rien à faire.

Soir


J’AI RECUPERE MES BAGAGES ! Trop contente je suis. Par contre Internet est avec un câble donc faut que j’aille en acheter un.

Je me suis perdue dans la station de Akabane.

lundi 2 juillet 2007

Deuxième jour

7h30

WAH Ciel gris sur Warabi.
J'ai pas récupéré mes bagages.

Je vais déjà mieux, je peux commencer à manger... à petites doses et en faisant des pauses, mais je suis contente de plus être pliée en deux a cause du mal de ventre.

Plus tard, à Shin Okubo

Mon école se trouve à cette station. Normalement je dois prendre le JR(le train) jusqu’à Akabane, puis changer pour Ikebukuro, puis rechanger jusqu’à Shin Okubo. Mais quand on va pour la première fois... Au lieu de 30 minutes j’ai eu besoin d’une heure et demi. J’arrive à la station et regarde un peu autour de moi, la carte dans les mains, quand une fille blonde platine avec des mèches vertes fluo et un rouge à lèvres rose pétant s’approche de moi et me demande en anglais si je vais à l’école ISI. Moi, soulagée, je lui dis que oui mais que je sais pas où c’est. Elle sait pas non plus. Génial.

Elle s’appelle Maya et est arrivée la veille.

On traverse la route quand le feu passe au vert pour les piétons. Feu vert accompagné d’un petit "Tut tut…tut tut…." caractéristique.

L’école est coincée dans une ruelle, il faut monter un escalier et passer devant un magasin qui vend absolument n’importe quoi(pire qu’un combini). Dont un sac sur lequel est marqué le mot "Journellement". J’adore les japonais qui inventent des mots en français. Ils sont spécialistes du ridicule dans cette catégorie.

Dans le hall de l’école, on rencontre une fille encore plus paumée que nous : Alejandra. On finit par trouver la salle d’examen où on doit aller.

Examen

Ce fut l’examen le plus court de toute ma vie. 4 examinateurs dans la salle, des files d’élèves attendant de passer. Déjà j’aime pas ça parce que tout le monde voit à quel point on est nul. Enfin. L’examinateur me donne une feuille sur laquelle sont écrits des mots en japonais, mais uniquement en syllabes. Pas trace de kanji, ces caractères chinois horribles à mémoriser.

Mais moi, les alphabets syllabiques, je les sais pas encore !

L’examinateur a éclaté de rire quand j’ai dit que je pouvais pas lire et il m’a donné un papier avec le numéro de ma classe. Rendez-vous à 13h.

Après le test

Avec Maya et Alejandra – que je dois appeler Alex, on a décidé d’aller boire un thé quelque part et de manger un truc.
Déjà, comme il pleuvait et que Maya était la seule à avoir un parapluie, on est allées en acheter deux autres dans le fameux magasin du n’importe quoi. Le mien est orange fluo.
On est allées dans un mini restaurant dans lequel passaient les versions instrumentales de plusieurs Disney(j’ai "Ce rêve bleu" dans la tête depuis là...).

Premier problème : demander du café au lait (pas pour moi). Finalement au bout de 5 minutes... on apprend que là, ça se dit "café au lait". Bon vu que mes deux acolytes ne parlent pas français il n’y a que moi qui ai pigé.

Puis petite séance photo, Maya doit m’envoyer celles qu’elle a prises. Et une cliente du restaurant est venue nous proposer, dans un anglais parfait, de nous prendre les trois en photo.
Fou rire pas possible a noter, quand Alex a fait tomber une pièce de 100 yen dans son verre.

Ensuite ! C’est pas fini.

Maya voulait s’acheter du gel pour les cheveux. On n’a pas pensé à regarder comment ça se disait dans mon guide, alors on a passé une demi heure dans le magasin pour trouver... et finalement on s’est trompées quand même.

Puis passage au Seven Eleven(supermarché), où Maya nous a fait acheter des onigris. Miam. C’est du riz collant enveloppé dans des algues sèches. Au milieu du riz il y a du poisson. C’est trop bon.

Après-midi, après le rendez-vous à l’école où on a fait que lire le règlement

Roppongi Hills

Cet immeuble est immense ! Quand on veut le regarder on se dévisse le cou. Maya veut mettre son parapluie dans un casier parce qu’il l’embête. Il faut donc trouver l’ascenseur parce que les casiers sont au dernier étage. Un peu plus et on se perd.

Elle veut qu’on monte à l’observatoire. ça coûte un peu quand même et en plus il pleut. Elle finit par m’écouter (je suis la sagesse incarnée) et nos porte-monnaie s’en tirent sains et saufs.

Argh ! La climatisation dans le building est en panne. Il fait aussi chaud dehors que dedans, et en plus comme à la sortie du building y a plein d arbres et de fontaines, c’est encore plus humide qu’ailleurs.

Plus tard

On est retournées boire un truc (cette fois ca se disait pas "café au lait" et pourtant c’était la même chose), on a pris des photos, puis à 17h on est parties à Shibuya, LE quartier hyper connu.

Je voulais pas rentrer trop tard à Warabi, pas envie de me perdre dans le métro quand il fait nuit aujourd’hui.

Donc je suis restée qu’une heure à Shibuya, le temps de visiter trois étages du building 109. Building affreux. Je le hais. Toutes les vendeuses sont des clones : cheveux décolorés, faux cils, habillées pareil, voix de crécelles qui crient "BIENVENUUUUUUUUE"….

Ensuite je suis repartie toute seule, j’ai vu une voiture qui a pris feu en plein milieu du carrefour, endroit où se croisent chaque jour des millions de personnes, et j’ai réussi à rentrer sans me tromper de train.... j’ai juste oublié de payer mon ticket pour le dernier JR, et je suis restée coincée derrière la barrière avant que quelqu’un m’indique que je devais aller payer la somme restante au guichet. Ils doivent avoir l’habitude des abrutis comme moi.

Warabi

Il fait presque nuit et je retrouve ma guesthouse. Il y a un vieux monsieur en yukata (kimono d’été) qui fume à la Smoking Area(endroits spéciaux dans la rue, munis de cendriers, pour les fumeurs). Je passe au seven eleven pour acheter du shampooing et des onigris au saumon pour mon souper (oui je sais je devrais manger plus mais je peux pas sans risquer de vomir... demain ça ira mieux).

Par contre... pas moyen de m’acheter une serviette de bain.

J’ai donc ENFIN pu me doucher mais pour me sécher j’ai dû utiliser le paréo dans lequel j’avais enroulé mon ordinateur (sans sa batterie ni son câble) dans mon bagage à main.

(Juste à côté de moi il y a des types qui font du fitness... je vous jure, cette guesthouse c’est spécial)

Je viens de passer dans le bureau du manager pour envoyer un fax à l’aéroport, rapport à mes bagages.

dimanche 1 juillet 2007

Sur place, soir

30 juin, 7h15

J’ai le droit d’écraser mon réveil ? Hier soir j’ai eu la fabuleuse (haha) idée de regarder la trilogie Indiana Jones et donc, endormie tard.

En faisant le regard qui tue, j’ai pu convaincre mon père de m’emmener à Neuchâtel pour prendre mon train. Ma soeurette m’a laissé sur le lavabo une bafouille disant à peu près "Bon voyage" mais s’étalant sur toute une page A4

9h30. Gare de Neuchâtel, quai numéro 4.

Au revoir Papa !

Je retrouve Pitou sur le quai. Pitou c’est ma super copine depuis la dernière année d’école obligatoire. Elle tient ce surnom d’une cause inconnue, on appelait ainsi le type que j’aimais au lycée, allez savoir pourquoi c’est elle qui a hérité du surnom après. Elle était là avec son copain et, devant se rendre à Genève pour je ne sais plus quelle raison, elle a décidé de m’accompagner pour le début de mon voyage.

Prise du super train qui rend malade.

*voix féminine enregistrée* : ICN pour Yverdon-les-bains, Morges, Genève, Genève-aéroport, voie 4.

Mille ans plus tard
Arrivée a l’aéroport je vais au check-in pour l’enregistrement de mes bagages, Pitou et son copain m’attendent dehors. Premier ennui : j’ai dû imprimer mon billet moi-même. Bon je ne suis pas totalement abrutie non plus (si, si, promis!), au bout de quelques secondes j’ai pigé comment faire. C’est beau la technique, on peut même choisir son siège.

Ensuite, évidemment il fallait que je tombe dans la file qui n’avançait pas et quand j’ai changé c’est la nouvelle qui s’est bloquée. Et après on dit que c’est des clichés. Mon œil.

Donc re-changement de file et c’est bon, mon bagage part sur le tapis après sa pesée (19 kg). A noter que la dame qui passait avant moi avait trouze mille sacs à main et voulait les emporter en cabine

15 minutes après

Au resto. Pizza d’adieu.

Plus tard

Douanes et 40 minutes d’attente de l’autre côté. A l’embarquement il y a 2 files, mais le type qui a annoncé pourquoi parlait tellement mal que j’ai rien compris, ni en français ni en anglais. Finalement avec le gars à côté de moi, on a décidé de prendre la file la moins longue, et on saura jamais pourquoi il y en avait 2.

Dans l’avion

Il y a un couple chinois avec leur petite fille de moins de deux ans, devant moi. La petite n’arrête pas de jouer en se cachant derrière le siège, à grands renforts de rire.

Un peu avant l’atterrissage, je regarde le fascicule de la compagnie aérienne.

Horreur. Stress qui me rend presque malade.
Il y a un schéma de l’aéroport. Je vais arriver au terminal 4, et je vais devoir prendre l’autre avion au terminal 1. Il me faut 75 minutes, à pied puis en bus puis encore à pied, pour y aller. Et à partir de l’atterrissage de l’avion dans lequel je me trouve en ce moment, j’ai que 50 minutes.

Je HAIS Heathrow. Et British Airways.

Atterrissage

Course course course, dans le froid et l’humidité de Londres. Je demande mon chemin, je cours dans les couloirs interminables qui sont éclairés par des lampes faiblardes.

Contrôle de sécurité une fois que j’ai trouvé le terminal 1. Rappel : ne pas enlever mes chaussures dans le prochain avion, car quand j’ai dû les ôter pour le contrôle, j’ai failli asphyxier le douanier. Honte.

Après le contrôle : course. Encore. Un steward m’arrête et me demande 3 fois si je suis sûre que je vais pas à Los Angeles.

J’arrive enfin et là... panique. Y a 14 portes, aucun steward et que des occidentaux. J’en ai les larmes aux yeux ! ça y est j’ai loupé mon avion.
Quand soudain je vois au panneau... "Tokyo - delayed to 17:30"

JOIE !

Environ 1 heure plus tard

On remarque que j’écris mieux sur la tablette du siège dans l’avion que sur mes genoux à l’aéroport[note : le texte a été écrit à la main au début]. On survole actuellement une mer de nuages sous un ciel bleu et un grand soleil alors qu’au décollage il pleuvait. J’adore être au dessus des nuages.

J’étais jamais montée dans un 747, ben j’aime beaucoup. Je vais enfin pouvoir regarder Le Labyrinthe de Pan sur le petit écran incrusté dans le siège d en face. Le film est en espagnol mais y a des sous titres en anglais. Et puis ça fait des lustres que j’ai envie de le voir.

J’ai l’embarras du choix avec tous ces films.
Ah, je suis au hublot en fait.
Le japonais à côté de moi lit un journal en français. Pour le dépaysement on repassera.

Pour trouver mon siège j’ai dû batailler a coup de "sumimasen", qui signifie "pardon". Oh et y a un type un peu plus loin qui ressemble énormément à You, mon violoniste fétiche, petit chéri et tout ce qu’on veut.
...MWAHAHAHAHA time for snacks et jus de pomme.

Plus tard ~

Je me suis chopé le torticolis de la mort qui tue en récupérant la barrette de la fille devant moi. Et j’ai faim.

Encore plus tard ~

On survole je sais pas trop quoi. Il n’y a pas de nuages, c’est désert, montagneux et enneigé. La Russie ? Je regarderai l’itinéraire après le film.

Encore bien plus tard ~

C’est tout éteint mais je veux pas réveiller mes voisins en allumant, donc je ne vois rien de ce que j’écris. Je suis tellement pas fatiguée que ça m’énerve. Je pense que je vais pas dormir de la nuit. Il fait grand soleil dehors mais tous les hublots sont baissés.

Oh on a dépassé Moscou. Encore 6h30 de vol.
Là je regarde Ghost Rider et j’ai toujours pas sommeil. En fait les films proposés dans cet avion sont nuls.

RAH encore 1h30 ! ~

J’ai dormi que 1h. Et en Europe il est 3h du matin non ?

J’ai regardé Troie et surtout... j’ai réussi l’exploit de ne pas aller aux toilettes depuis Genève. Autant dire qu’à Narita je vais y foncer.

... mmmh l’odeur des saucisses du "English Breakfast"... POUAH ARGL BEURK pas de ça le matin !! Je meurs de faim mais pas question de manger ca ! Ah oui hier soir on a eu des teriyaki de poulet avec du riz.

On survole la mer du Japon. Et il y a un truc dans mon thé.

~ Atterrissage

YAY ! Je pose le pied en terre japonaise. Le sol du terminal est recouvert d’une moquette grise qui donne l’impression de marcher sur un sol pas très stable. L’humidité est moins pire qu’à Londres mais en même temps, il pleut pas. J’imagine d’ailleurs la chaleur extérieure en marchant dans ces couloirs de baies vitrées(ça change de Heathrow et des murs capitonnés).

Je suis la foule de japonais et ma voisine d’avion m’adresse enfin la parole, dommage qu’elle s’y mette que maintenant, elle a l’air sympa.

1h30 plus tard

Passé le contrôle d’immigration et premier problème : mes bagages sont restés à Londres. Les crétins de Heathrow les ont gardés. On me les amène demain d’après ce que j’ai compris.

J’ai donc aucun vêtement à part celui qui je porte, pas de linge ni de gel douche…

Enfin, là j’attend l’arrivée d’un train appelé Skyliner.



Arrivée du train.

En Europe quand on prend un train, déjà y a toujours des sièges à quatre et y a forcément quelqu’un qui se retrouvera à l’envers quand le train changera de direction. Et ici… les sièges se retournent tous seuls comme des grands dans le sens de la marche.

45 minutes plus tard

Station de Nippori.

Je suis super malade. Pliée en deux. Morte de faim, de soif et de fatigue.

Achat d’un ticket de train pour me rendre à Warabi. En l’espace de dix minutes, j’ai réussi à perdre mon ticket et j’ai fait en sorte qu’on me laisse quand même passer après discussion avec le contrôleur aux mains gantées de blanc(discussion compliquée, vu mes maigres connaissances en Japonais et les siennes en anglais, connaissances avoisinant le zéro pur sucre)… et j’ai aussi failli me retrouver à l’autre bout de Tokyo. J’explique : j’ai demandé à un très vieux siphonné quel train je devais prendre et, sur deux trains, il m’a indiqué le mauvais. Je sais pas dans quel sursaut d’intelligence j’ai réalisé que j’allais dans le mauvais sens. Intuition étrange mais utile. (Bah oui, très étrange ! Vous savez pas du tout où vous devez aller mais vous savez que c’est le mauvais train. Expliquez-moi.
J&F House, Warabi

Suis arrivée ! J’ai pas trop regardé les alentours car je suis super mal. J’ai mis 30 minutes pour trouver la guesthouse. Le manager m’a accueillie avec des grands sourires et m’a exposé les règles de la maison après m’avoir accompagnée à ma mini chambre. Plus que mini, je dois dire.

Description de la maison : sur 3 ou 4 étages. Le premier comporte la laverie, la cuisine, les douches, la salle à manger (mit télé), le coin des ordis(dans le couloir, merci la discrétion), le bureau du manager, sa chambre, et quelques chambres d’hôtes.

Les deux autres étages sont semblables à des couloirs d’hôpital où s’alignent les chambres. Les WC femmes sont au 3ème. Ma chambre est la numéro 209, au bout du couloir du 2ème.


20h35

Suis au coin des ordis. Et je me suis jamais sentie aussi malade que ces dernières heures.
Je suis comme dans un autre monde tellement je me sens mal. Je vais remonter dans ma chambre et dormir je crois. Demain j'ai un test de niveau à passer...... et si je vais pas mieux je fais quoi ?? Je peux même pas rester assise 10 minutes à l'ordi sans être sur le point de tomber dans les pommes. Et couchée dans mon lit c’est horrible, il y a tout qui tangue.

... Oh ben je vais un peu mieux tout à coup. C’est périodique mais j’ai déjà plus l’impression que ma chaise bouge. Peut-être que mon pauvre estomac a réalisé que oh miracle, il a ENFIN quelque chose d’autre que du thé pour le remplir depuis hier a ?h - heure locale de euuuh... où on était c’est-à-dire je sais pas.
Mais je me force pas autrement je vais vomir. Donc un paquet de fruits secs mangés très lentement un par un. Vous savez quand vous mangez pas depuis un bon moment vous avez plus faim et tout ce que vous essayez d’avaler ressort d’un coup.

Les trois litres de volvic que j’ai achetés au combini(supermarché, voir plus loin) tout à l’heure trônent dans mon petit frigo perso.

Ah ! Les draps du lit c’est le mal. Y a pas moyen de les mettre correctement. Je comprend pas. Y a le drap housse, qui est trop petit pour le futon, et la housse de couette, couette qui fait deux fois la largeur du lit. Et cette housse est ouverte d’un côté.

Et ma chambre est une des pièces les plus minuscules que j’aie vue de ma vie, mais je l’ai déjà dit. J’ai une bibliothèque coincée entre mon lit et le mur, un bureau tout petit et mon frigo. Il reste 1 m2 de libre.

Dans la pièce d’à côté ils sont en train de regarder une émission télé que je reconnais rien qu’aux voix des présentateurs.

Parlons donc du combini ! Ou plutôt, des combini en général :

Il s’agit de magasins dont la surface n’excède généralement pas 30m2. Ils sont ouverts 24h/24, 7 jours sur 7. Il y a tout et n’importe quoi à vendre, ça va des simples magazines (les magazines pornos sont mélangés aux autres, enfin, TOUT est mélangé, on peut trouver un journal de moto entre un catalogue Hello Kitty et le dernier FHM) aux saucisses de veau, en passant par du poisson séché qui se mange comme des chips, des plats tout faits à réchauffer, des slips, des boomerangs et des cure-dents. Ces magasins ont plusieurs noms : Seven Eleven(celui près de ma guesthouse), AM/PM, Family Mart… Et on les trouve environ tous les 30 mètres dans la rue.